Par Rédaction | Sport
Avant de devenir une légende du football mondial, Zinédine Zidane a dû faire ses preuves loin de la France. Son arrivée à la Juventus de Turin a marqué un tournant dans sa carrière, mais ses premiers mois en Italie n’ont pas été de tout repos. Des années plus tard, Marcello Lippi est revenu sur cette période et a raconté une anecdote qui résume parfaitement la personnalité de son ancien joueur.
Figure incontournable du football français, Zinédine Zidane avait quitté Bordeaux en 1996 pour rejoindre la Juventus, l’un des clubs les plus prestigieux d’Europe. À 24 ans, le futur Ballon d’Or découvrait pour la première fois un championnat étranger, réputé à l’époque comme le plus exigeant au monde. Si son talent ne faisait aucun doute, son adaptation au football italien a nécessité plusieurs mois, sans jamais inquiéter son entraîneur, Marcello Lippi.
Interrogé par le média Bien Public, le technicien italien, qui remportera plus tard la Coupe du monde 2006 avec la Squadra Azzurra, est revenu sur les débuts de Zinédine Zidane sous le maillot bianconero. Selon lui, cette période d’adaptation était finalement logique pour un joueur découvrant un tout nouvel environnement :
« Ce n’était pas un gamin, mais il était jeune. Et comme tous les grands joueurs passés par la Juventus, il lui a fallu un peu de temps pour s’imposer, s’habituer à un football très différent. Ça a été le cas pour lui, comme pour son illustre prédécesseur Platini. Les premiers mois, il a eu du mal. »
Au-delà de ses qualités sur le terrain, Marcello Lippi garde également le souvenir d’un joueur resté fidèle à ses habitudes malgré son nouveau statut. L’entraîneur raconte notamment avoir surpris Zinédine Zidane en pleine soirée, en train de jouer au football avec des proches dans les rues de Turin :
« C’est la vérité. Une fois, je suis tombé sur lui à 23 heures, en train de jouer au foot Piazza Carlo Felice avec ses copains algériens. Et je lui ai dit : « Mais on fait quoi si tu te blesses ? » Et lui m’a répondu : « Je sais bien Mister, mais ce sont mes amis, je suis bien avec eux ». Quand on le connaît, c’est quelque chose qu’on comprend facilement. »
L’ancien entraîneur de la Juventus n’a jamais caché son admiration pour Zinédine Zidane, y compris après la fin de sa carrière de joueur. Il explique avoir vu naître chez lui l’envie de devenir entraîneur, un choix qui ne l’a finalement pas surpris. Dans le même entretien, Marcello Lippi confiait :
« Quand il a arrêté, il a intelligemment coupé avec le foot. Pendant longtemps, on n’a jamais parlé de foot ensemble, ni de la finale 2006, ni du coup de tête à Materazzi. Puis à un moment il m’a dit : « Je vais essayer d’être entraîneur ». Or, il est rarissime que les très grands champions arrivent à répéter sur le banc la carrière qu’ils ont eue sur le terrain. Lui a réussi.
Et ceux qui travaillent avec lui me disent combien il est minutieux, attentif à tout, comment il prépare chaque séance avec précision, autant de choses que les fuoriclasse font rarement quand ils deviennent entraîneurs. »
Sous les ordres de Marcello Lippi, Zinédine Zidane a franchi un cap décisif avant de s’imposer parmi les meilleurs joueurs de sa génération. Pour son ancien entraîneur, l’ancien numéro 10 des Bleus n’a jamais perdu ce qui faisait sa singularité : rester fidèle à ses proches tout en poursuivant une quête permanente d’excellence, sur le terrain comme sur un banc de touche.
