Ayant déguerpi au bout de 2 ans, le brésilien Bruno Guimaraes cash sur la France : « Dans ce pays, c’est différent »

Le footballeur brésilien Bruno Guimaraes, ici accompagné du drapeau de la France
Newcastle United (DR)

Par Rédaction | Sport

Arrivé en France en 2020 avec l’ambition de franchir un nouveau cap dans sa carrière, Bruno Guimaraes n’aura finalement passé que deux saisons à l’Olympique Lyonnais. Si son passage dans l’Hexagone lui a permis de se révéler au plus haut niveau européen, le milieu brésilien n’a jamais caché que certaines différences culturelles et sportives l’avaient marqué. Avec le recul, il a livré un constat sans détour sur son expérience en Ligue 1.

Publicité

Révélé au grand public sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais, Bruno Guimaraes a rapidement confirmé son potentiel après son arrivée en provenance de l’Athletico Paranaense. Séduit par le projet porté par Juninho, alors directeur sportif de l’OL, le Brésilien est devenu un élément important du milieu lyonnais avant de rejoindre Newcastle en janvier 2022. Mais derrière cette réussite sportive, l’ancien Lyonnais a aussi découvert un championnat aux exigences et aux habitudes bien différentes de celles du football sud-américain.

Figure désormais incontournable de Newcastle et de la Premier League, Bruno Guimaraes a longtemps gardé un souvenir mitigé de ses deux années passées en France. Le milieu international brésilien reconnaît volontiers que la Ligue 1 l’a aidé à progresser, notamment sur le plan physique, mais il a également regretté certains aspects du jeu pratiqué dans l’Hexagone. Dans un entretien accordé à Globo en janvier 2022, Bruno Guimaraes expliquait :

Publicité

« Le niveau d’intensité est totalement différent. Le niveau physique aussi. Au Brésil, je faisais 11.7 ou 12km par match maximum. Ici, j’en fais 13. C’est un kilomètre et demi de plus, ce n’est pas rien ! »

Au fil de son adaptation, le futur joueur de Newcastle a donc dû s’habituer à un rythme plus élevé et à une exigence athlétique supérieure. Mais au-delà de l’aspect physique, c’est surtout la philosophie de jeu française qui l’a parfois frustré. Habitué à un football davantage tourné vers la créativité et la prise d’initiative, Bruno Guimaraes estimait que certains joueurs étaient trop bridés dans leurs intentions. Toujours auprès de Globo, il partageait son ressenti :

Publicité

« En France, il y a des moments où nous jouons comme des robots. Personne n’essaie de dribbler ou de trouver une passe, par exemple. Parfois, ça m’irrite, c’est un peu agaçant. Je pense que les joueurs qui ont du talent doivent s’en servir, essayer de dribbler, de donner du rythme. C’est comme ça que votre jeu peut devenir complet selon moi. »

Quelques jours après cette sortie médiatique, Bruno Guimaraes quittait officiellement l’Olympique Lyonnais pour rejoindre Newcastle contre une indemnité proche de 42 millions d’euros. En Angleterre, le Brésilien a rapidement confirmé les attentes placées en lui, devenant l’un des joueurs les plus appréciés des supporters des Magpies.

Si la France restera donc une étape essentielle dans la construction de sa carrière européenne, Bruno Guimaraes n’a jamais caché que son expérience en Ligue 1 avait été faite de contrastes. Entre une progression sportive évidente et une frustration liée au style de jeu, le Brésilien garde l’image d’un championnat formateur, mais pas toujours en accord avec sa conception du football.

Multisports