Zinédine Zidane honnête sur le comportement de Franck Ribéry envers lui : « Moi, je n’aurais pas fait ça »

Franck Ribéry et Zinédine Zidane
Téléfoot (DR) / C+ Sport Afrique (DR)

Par Rédaction | Sport

Lorsqu’il a découvert Franck Ribéry en équipe de France, Zinédine Zidane faisait déjà figure de patron incontesté du vestiaire. Tout juste arrivé chez les Bleus avant la Coupe du monde 2006, le futur joueur du Bayern Munich n’a pourtant pas hésité à casser les codes avec sa spontanéité habituelle. Un comportement qui a surpris tout le groupe… mais qui a surtout séduit le capitaine tricolore.

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Figure majeure de l’équipe de France durant la Coupe du monde 2006, Zinédine Zidane vivait alors ses derniers mois sous le maillot bleu. À l’inverse, Franck Ribéry découvrait tout juste la sélection nationale et débarquait sans complexe au milieu de joueurs qu’il admirait depuis des années. Dès le stage de préparation organisé à Tignes, l’ancien Marseillais s’est distingué par une scène restée célèbre, que Zinédine Zidane a lui-même racontée plusieurs années plus tard.

Loin d’être impressionné par le statut de son capitaine, Franck Ribéry avait lancé une boule de neige en direction de Zinédine Zidane. Une initiative qui avait surpris les autres internationaux, mais que le champion du monde 1998 avait accueillie avec le sourire. Dans un entretien accordé à L’Équipe, Zizou racontait :

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« La  première fois qu’on a fait un stage en équipe de France avec lui, c’était à la montagne, à Tignes. Et il m’avait lancé une boule de neige  ! Les autres joueurs étaient surpris. Sur moi  ! Mais moi, en faisant ça, je l’ai trouvé top  ! Ce n’était pas un manque de respect. Ça montrait qu’il voulait se rapprocher. Il y en a qui n’osent pas. Franck, c’était tout le contraire. Bon, moi, je n’aurais jamais fait ça. Faire ça sur Cantona quand je suis arrivé… »

Pour Zinédine Zidane, cette spontanéité représentait une qualité précieuse dans un groupe de haut niveau. L’ancien meneur de jeu expliquait apprécier les joueurs capables d’apporter de la bonne humeur et de détendre l’atmosphère. Toujours auprès de L’Équipe, il poursuivait :

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« Des gars comme ça, comme Ribéry, on en a besoin dans un groupe. Ils font du bien. Il y avait également Thierry Henry. Il n’arrêtait pas. Il sortait tout le temps des vannes. À Madrid, c’étaient les Brésiliens, Ronaldo, Roberto Carlos, à tout le temps sortir des conneries. Ils sont dans la joie. Zéro retenue  ! J’aimais bien ces mecs parce que moi, je n’allais pas trop vers les autres. C’était ma nature. Mais j’ai évolué. Surtout en devenant entraîneur. »

Cet épisode a également marqué Raymond Domenech, alors sélectionneur des Bleus. Derrière le groupe lors de cette scène, il avait d’abord craint un faux pas avant de comprendre que cette complicité naissante allait renforcer le collectif :

« Je n’oublierai jamais notre premier footing à Tignes, en mai. Il restait encore de la neige. Franck voit ça, fait des boules, en balance et ça tombe sur Zidane ! Je suis derrière, ça dure un quart de seconde mais je me fige, le temps de penser : « Merde, c’est quoi ça ?! » Mais Zidane éclate de rire et ils font ensuite une bataille de boules de neige. Et là, tu sais que c’est gagné…

RIBéry est devenu l’amuseur, sans se forcer, il était nature. Et je ne suis pas certain que s’il était venu plus tôt, il aurait eu cette fraîcheur, ce truc qui faisait que tu te marrais à ses blagues. »

En quelques jours seulement, Franck Ribéry avait donc réussi à se faire une place dans un vestiaire pourtant rempli de cadres expérimentés. Sa spontanéité, loin d’être perçue comme un manque de respect, avait convaincu Zinédine Zidane qu’il possédait exactement le profil capable d’apporter de la légèreté à un groupe lancé vers une grande compétition. Quelques semaines plus tard, les Bleus atteignaient la finale de la Coupe du monde en Allemagne.

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