Par Rédaction | Sport
Huit ans après avoir quitté le Paris Saint-Germain, Unai Emery continue de garder un souvenir contrasté de son passage dans la capitale. Malgré un bilan sportif particulièrement solide, l’entraîneur espagnol n’a jamais caché que son expérience en France lui avait laissé un goût amer sur le plan humain.
Désormais installé en Premier League, où il poursuit son travail à la tête d’Aston Villa, le technicien basque estime avoir trouvé un environnement bien plus bienveillant. Une différence de traitement qui l’a marqué au point d’évoquer, plusieurs années plus tard, ce qu’il a vécu lors de ses débuts à Paris.
Figure reconnue des bancs européens, Unai Emery reste l’un des entraîneurs les plus performants de l’histoire récente du Paris Saint-Germain. Arrivé à l’été 2016 dans la capitale française, le technicien espagnol avait remporté sept trophées majeurs en seulement deux saisons. Avec un taux de victoires de 76,3 %, il demeure encore aujourd’hui l’entraîneur affichant le meilleur ratio de succès à l’issue de son mandat au PSG. Malgré ces résultats, deux éliminations prématurées en Ligue des champions avaient fini par précipiter son départ à l’issue de son contrat.
Depuis, l’ancien entraîneur du Séville FC a poursuivi sa carrière avec succès. Après un passage sur le banc d’Arsenal, il a relancé Aston Villa, redevenu un prétendant crédible aux places européennes en Angleterre. Au fil des années, le Basque n’a jamais caché qu’il se sentait davantage à son aise outre-Manche qu’en France.
Dans un entretien accordé en 2019 au quotidien espagnol El Mundo, Unai Emery expliquait ainsi que son quotidien avait profondément changé depuis son arrivée en Angleterre :
« Je ressens moins de pression en Angleterre, pour être honnête. Les gens me facilitent les choses ici. Arsenal est certes un très grand club, mais on y ressent une certaine proximité et de l’amour. Tout le monde est prêt à aider. Le respect est le premier mot qui me vient à l’esprit quand je pense à Arsenal. »
À ses yeux, cette atmosphère contrastait fortement avec celle qu’il avait connue lors de son aventure parisienne. Pour illustrer ce sentiment, l’ancien coach du PSG revenait notamment sur un épisode qui l’avait particulièrement marqué : ses premiers essais en français face aux médias. Toujours auprès d’El Mundo, Unai Emery racontait :
« Quand je suis arrivé à Paris, j’ai essayé de parler français et les gens se moquaient de moi parce que je n’y arrivais pas très bien. À Londres, j’utilise un anglais très basique et tout le monde me sourit et me remercie d’essayer. »
Contrairement à certains entraîneurs étrangers passés en Ligue 1, le technicien espagnol avait pourtant rapidement choisi de s’exprimer en français lors de ses conférences de presse. Une démarche saluée par certains observateurs, mais qui avait aussi donné lieu à de nombreuses moqueries sur les réseaux sociaux et dans les médias. Certaines de ses formulations, notamment lorsqu’il évoquait la concurrence entre ses joueurs, étaient d’ailleurs devenues virales auprès des supporters français.
Quelques mois plus tard, Unai Emery avait reproduit la même démarche en Angleterre, cette fois en s’exprimant dans un anglais encore hésitant. Là aussi, plusieurs de ses interventions étaient devenues célèbres, notamment sa prononciation de l’expression « Good Evening », rapidement adoptée avec humour par les supporters d’Arsenal.
Malgré ces plaisanteries, l’entraîneur espagnol a toujours considéré que l’accueil reçu en Angleterre était bien plus respectueux que celui qu’il avait connu en France. Un ressenti qui, plusieurs années après son départ du Paris Saint-Germain, semble encore profondément ancré dans sa mémoire.
