Frank Leboeuf dégoûté par son propre salaire mirobolant : « Je gagnais ça, c’était honteux »

L'ancien footballeur français Frank Lebœuf
ESPN (DR)

Par Rédaction | Sport

Frank Leboeuf n’a jamais eu sa langue dans sa poche lorsqu’il s’agissait d’évoquer les coulisses du football. Ancien champion du monde 1998, le défenseur français a notamment accepté de revenir sur les sommes qu’il percevait au cours de sa carrière. Et son salaire à Chelsea l’avait lui-même particulièrement marqué.

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Lorsque Frank Leboeuf quittait Strasbourg pour rejoindre Chelsea en 1996, il changeait évidemment de dimension sur le plan sportif. Mais cette arrivée à Londres représentait également un énorme bond financier pour le Français, qui découvrait alors des rémunérations sans commune mesure avec celles qu’il avait connues auparavant.

Invité sur C8, l’ancien international tricolore avait ainsi révélé le montant de ses revenus à l’époque, tout en affichant un certain malaise face à une telle somme :

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« Quand je suis passé de Strasbourg à Chelsea en 1996, j’ai quadruplé mon salaire et c’est le club qui payait mes impôts. Je gagnais 130.000 euros par mois. C’était déjà honteux par rapport à Michel Platini qui gagnait beaucoup moins ».

Une somme qui paraît aujourd’hui encore impressionnante, mais qui l’était d’autant plus aux yeux de Frank Leboeuf lorsqu’il la comparait aux revenus de Michel Platini. Pour le champion du monde 1998, cette différence illustrait surtout l’évolution vertigineuse du football en quelques années.

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Mais le défenseur n’a jamais prétendu avoir refusé de profiter de cette nouvelle aisance financière. Bien au contraire, il avait assumé les dépenses réalisées grâce à son salaire, tout en dénonçant le rapport particulièrement compliqué des Français à l’argent :

« Avec cet argent, je me suis fait plaisir. J’ai construit une super maison avec piscine intérieure à Aix-en-Provence. Certains disaient que j’avais pris la grosse tête mais, pour moi, c’était juste de l’investissement. En France, c’est honteux de gagner de l’argent. Je n’ai aucun problème pour parler d’argent. Quand je suis parti jouer au Qatar, ce n’était pas pour ses dunes de sable, mais pour remplir mon compte en banque…

C’est peut-être aux clubs d’être plus raisonnables dans les transferts de joueurs… Qui refuserait 40 millions d’euros ? Personne ! Le foot rend fou. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais voulu rester dans ce milieu en devenant entraîneur. La nouvelle génération vit dans un monde parallèle… »

Avec le recul, Frank Leboeuf portait donc un regard particulièrement lucide sur l’argent qui a accompagné sa carrière. Entre un salaire qui avait quadruplé à Chelsea et les montants toujours plus démesurés du football moderne, l’ancien défenseur n’avait jamais cherché à masquer la réalité. Et s’il avait pleinement profité de ses revenus, il reconnaissait aussi volontiers que ce système pouvait parfois donner le vertige.

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