Rafael Nadal tranche enfin entre Federer et Djokovic : « Celui qui m’a le plus impressionné des 2, c’est lui »

Les légendes du tennis Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic
Tatiana (CC) / TennisTV (DR)

Par Rédaction | Sport

Federer, Nadal, Djokovic. Trois légendes, trois destins hors normes, trois joueurs qui ont façonné l’âge d’or du tennis moderne à eux seuls. Alors que seul Novak Djokovic poursuit encore sa carrière, le temps des souvenirs s’impose peu à peu. Rafael Nadal, lui, a tranché sans détour entre ses deux plus grands rivaux.

Publicité

Chacun à leur façon, Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic se sont imposés comme les figures dominantes d’une époque unique dans l’histoire du tennis. Leur rivalité à trois a offert des batailles d’anthologie, des finales mémorables et des duels qui ont transcendu le simple cadre sportif. Aujourd’hui encore, les débats sur celui qui a le plus marqué l’autre restent vifs.

Le Majorquin, retiré des courts, a pourtant levé le voile sur ses préférences personnelles lors d’un long entretien.Dans un entretien fleuve accordé à El País en 2024, le Taureau de Manacor avait déclaré :

Publicité

« Depuis que j’ai des souvenirs du tennis, Federer est le joueur qui m’a le plus impressionné, le plus diverti, le plus ému. Regarder Federer jouer m’a toujours plus ému que regarder Djokovic, et finalement, le tennis c’est de l’émotion, c’est l’émotion qui vous attire. »

Honnête, l’Espagnol n’ignorait pas que son duel face au Suisse avait davantage captivé les foules que celui face au Serbe, et même que les affrontements entre Federer et Djokovic. Le Majorquin avait alors avancé sa propre explication. Toujours dans cet entretien à El País, il avait poursuivi :

Publicité

« Il y a plusieurs facteurs. Je ne vous dirai pas certains d’entre eux car c’est difficile pour moi, et que ce n’est pas mon rôle de les commenter. Mais en termes de tennis, tout est clair. C’est l’opposition entre deux styles radicalement différentes. Federer était la perfection en termes d’esthétique, d’élégance, de technique.

Quand je suis arrivé au top, il était le numéro 1 mondial, et voilà un rival avec des longs cheveux et un physique exubérant qui débarque. C’était l’élégance contre un guerrier. Une opposition unique de style et de personnalité. Tout cela, combiné avec nos nombreux matchs dans les plus grands tournois, a fait de notre rivalité quelque chose qui a transcendé tout le reste. »

Pour achever ce développement particulièrement éclairant, le champion de Manacor avait souligné la différence d’approche entre les matchs face à Federer et ceux face à Djokovic. Toujours au micro d’El País, il avait ajouté :

« On s’est tous réinventés, mais Djokovic a moins eu besoin de le faire que nous. Il a beaucoup renforcé ses points forts, mais il n’a pas radicalement changé de jeu à un moment donné. J’avais une stratégie très précise contre Federer – il savait ce que je cherchais à faire, et je savais qu’il essaierait de se défendre. C’était une partie d’échecs. Et quand vous faisiez une erreur, vous le saviez. Avec Djokovic, il n’y a pas ce niveau de stratégie dans les matchs. Vous devez jouer à un très haut niveau pendant longtemps pour le battre. C’est différent. »

S’il a toujours exprimé le plus grand respect à l’égard de Roger Federer comme de Novak Djokovic, Rafael Nadal n’a jamais caché sa préférence claire pour le Suisse lorsqu’il s’agissait de choisir. Une prise de position cohérente au regard de leur histoire commune, et notamment de cette image devenue iconique où, en larmes l’un à côté de l’autre sur le banc de touche, les deux hommes ont clôturé ensemble l’une des plus belles pages de l’histoire du sport.

Multisports