Par Rédaction | Sport
Longtemps considéré comme un modèle de solidité et d’autorité, Laurent Blanc avait aussi su imposer sa loi dans les vestiaires. Christophe Dugarry, arrivé très jeune chez les professionnels, en avait fait l’expérience lors d’un face-à-face musclé avec son aîné. Et le souvenir était resté particulièrement vif.
Figure majeure du football français, Laurent Blanc avait construit sa réputation sur son calme, son expérience et une vraie présence dans les vestiaires. Mais face aux jeunes joueurs désireux de se faire une place, l’ancien défenseur des Bleus savait aussi répondre lorsqu’il estimait qu’une limite avait été franchie.
Christophe Dugarry, qui avait intégré le haut niveau à seulement 17 ans, avait justement cherché à se mesurer à lui à ses débuts. Des années plus tard, l’ancien international français avait raconté cette scène en revenant sur l’engagement qui régnait alors sur les terrains :
« Joue, lâche-toi, mets des coups, de l’intensité ! Quand j’étais un petit con de 17 ou 18 ans, je n’avais pas peur d’y aller. »
Mais cette volonté de ne rien céder avait rapidement conduit le jeune Bordelais à se frotter à un joueur beaucoup plus expérimenté. Christophe Dugarry avait alors détaillé l’épisode avec une formule particulièrement directe :
« J’ai débuté, je me suis frotté à Laurent Blanc sur un corner… J’ai voulu lui mettre un coup, il m’a mis une tarte dans la gueule ! J’ai joué Casoni ou Di Meco… Des coups de coudes, n’importe quoi, mais tu avais envie de te frotter à ces mecs-là, qui étaient des exemples… Les Mozer, Boli, tout ça ! Oh les gars, arrêtez d’être dans votre confort. À 17 ou 18 ans, ils ont déjà des salaires astronomiques et se prennent pour des stars ! »
Cette anecdote illustrait surtout l’écart entre deux générations de footballeurs. À l’époque, le combat physique occupait une place bien plus importante dans les rencontres et certains duels pouvaient rapidement dépasser les limites. La VAR n’existait pas encore et de nombreux gestes échappaient aux caméras.
Christophe Dugarry avait d’ailleurs profité de cette réflexion pour critiquer l’attitude de certains joueurs de la génération actuelle, qu’il jugeait moins engagés sur les terrains. Il avait résumé sa pensée avec son franc-parler habituel :
« Pour aller voir des gonzesses c’est pas des gamins, mais par contre sur le terrain… »
Malgré la violence apparente de l’anecdote, le souvenir raconté par Christophe Dugarry s’inscrivait surtout dans une époque où les jeunes joueurs devaient rapidement apprendre à se faire respecter. Face à Laurent Blanc, le futur champion du monde avait compris qu’il ne suffisait pas de vouloir jouer des coudes pour s’imposer : encore fallait-il savoir à qui l’on avait affaire !
