Sans langue de bois, le jugement cash de Michel Platini sur le rugby : « C’est tellement facile »

Michel Platini
France TV (DR)

Par Rédaction | Sport

Légende absolue du football français, Michel Platini n’a jamais caché son intérêt pour les autres disciplines. Grand amateur de rugby, le triple Ballon d’Or avait notamment accepté de comparer les deux sports, avec un avis particulièrement tranché sur leurs exigences respectives. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Français n’avait pas ménagé le ballon ovale.

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Michel Platini avait ainsi expliqué que, s’il reconnaissait au rugby une dimension physique et mentale supérieure, le football restait selon lui plus exigeant techniquement. Dans un entretien accordé à Blog RCT, l’ancien numéro 10 des Bleus détaillait cette différence entre les deux disciplines :

« Techniquement, le football est bien plus exigeant. En revanche, le rugby est largement supérieur en matière de « couilles », de volonté, de courage et de dimension physique… Par exemple, un Lionel Messi restera toujours un immense footballeur même si ses qualités physiques ne sont pas démentielles. Au rugby, le dominant est toujours récompensé. Au foot, ce n’est pas le cas : il y a beaucoup plus d’irrationnel, dans le ballon rond. »

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Mais lorsqu’il s’agissait des pénalités, Michel Platini avait adopté un ton nettement plus provocateur. Habitué à faire parler sa qualité de frappe durant sa carrière, l’ancien capitaine de l’équipe de France estimait que cet exercice était particulièrement simple pour un footballeur :

« Les pénalités ? C’était si facile que je les tapais toutes de mon mauvais pied, le gauche… Au rugby, tu n’as ni mur, ni gardien de buts face à toi ! Pour un mec qui sait un peu taper dans le ballon, ce n’est pas très difficile… »

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Dans la foulée, le triple Ballon d’Or avait également comparé l’ambiance autour des coups de pied dans les deux sports. Pour lui, les conditions dans lesquelles un rugbyman frappait une pénalité étaient bien plus confortables que celles rencontrées par un footballeur :

« Pire que ça : au stade, le rugby est tellement fair-play que lorsque les mecs tapent leurs pénalités, ils se font à peine siffler par le public adverse ! Quand tu tires un coup franc au Santiago Bernabeu, le stade du Real Madrid, tu te fais autrement plus secouer : on t’insulte, on te lance des trucs, on fait tout pour te déstabiliser, en somme… »

Au-delà de cette petite pique, Michel Platini avait surtout regretté que le rugby ne soit pas encore aussi accessible au grand public que le football. Selon lui, les changements réguliers de règles contribuaient à rendre le sport difficile à suivre pour les non-initiés :

« Même si le rugby gagne en audience d’année en année, il est encore loin de l’universalité du football. Et puis, ces changements de règles intempestifs n’aident pas… Quelle drôle de manie a le rugby de changer ses règles tous les ans… Comment voulez-vous que les gens s’y retrouvent ? Le rugby n’est pas accessible à tout le monde et ça m’emmerde, parce que c’est un sport magnifique. »

Malgré ses critiques, Michel Platini ne rejetait évidemment pas le rugby, bien au contraire. Ses propos témoignaient surtout d’une comparaison très personnelle entre deux sports qu’il connaissait et appréciait, avec une préférence assumée pour les exigences techniques du football. Une manière bien à lui de rendre hommage au ballon ovale tout en lui adressant quelques piques savoureuses.

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