Par Rédaction | Sport
Kevin Durant ne garde pas un mauvais souvenir de son passage à Phoenix, mais il reconnaît que quelque chose n’a jamais vraiment pris collectivement. Selon lui, les Suns ont notamment souffert d’un fonctionnement trop individualisé entre vétérans.
Après son arrivée à Phoenix pour former un duo avec Devin Booker, Kevin Durant a rapidement montré qu’il pouvait encore produire au plus haut niveau. Le problème est venu ailleurs : malgré le talent accumulé, les Suns n’ont jamais réussi à transformer cette association en véritable continuité collective sur plusieurs saisons.
Avec le recul, Durant estime que la composition du groupe a joué un rôle important. Beaucoup de vétérans étaient déjà installés dans leurs habitudes, avec leur propre manière de travailler et de fonctionner. À ses yeux, cette dynamique rendait plus difficile la création d’un noyau réellement soudé.
Kevin Durant explique ce qui a manqué aux Suns
Durant a résumé cette différence de culture. « Je me suis toujours amusé là-bas. Je ne veux pas minimiser mon passage à Phoenix parce qu’on a vécu de très bons moments. Mais nous étions un groupe plus âgé, un peu installé dans ses habitudes. Les vétérans aiment souvent faire les choses à leur manière. »
Il oppose ce fonctionnement à celui d’un effectif plus jeune. « Quand tu as un groupe plus jeune, il est souvent plus soudé. Tout le monde apprend ensemble, il y a presque une ambiance universitaire. Je pense que c’est ça, la différence. » Durant ne réduit donc pas l’échec à une question de talent ou à un joueur en particulier.
Les résultats ont pourtant fini par peser lourd. Phoenix n’a jamais dépassé le deuxième tour des playoffs avec Durant, puis sa dernière saison s’est terminée sans même une qualification pour le play-in. Dans ce contexte, la franchise et le joueur ont fini par prendre des directions différentes, jusqu’à son départ pour Houston.
Son regard reste néanmoins assez nuancé. Durant ne présente pas son aventure aux Suns comme une erreur totale et insiste au contraire sur les bons moments vécus avec le groupe. Mais son explication suggère surtout qu’une accumulation de vétérans talentueux ne suffit pas toujours à créer l’alchimie nécessaire pour aller très loin.
