Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Gilbert Arenas ne comprend pas la stratégie contractuelle choisie par Jonathan Kuminga. L’ancien All-Star estime que l’ailier a déjà laissé trop d’argent sur la table et doute qu’il puisse réellement rattraper ce retard.
Le parcours contractuel de Jonathan Kuminga continue de faire débat après sa signature à Minnesota. L’ailier avait refusé des offres plus importantes des Warriors puis des Lakers afin de conserver davantage de contrôle sur son avenir et de retourner rapidement sur le marché.
Cette logique ne convainc absolument pas Gilbert Arenas. Selon lui, Kuminga a déjà perdu une somme considérable en privilégiant des contrats courts et moins rémunérateurs, tout en se retrouvant désormais dans une équipe où Anthony Edwards et LaMelo Ball occupent déjà une place majeure dans la hiérarchie offensive.
Gilbert Arenas critique sévèrement la stratégie de Jonathan Kuminga
Arenas estime que même un énorme contrat l’été prochain ne suffirait pas forcément à compenser ce qui a déjà été abandonné. « Même si tu signes pour 150 millions l’été prochain, tu es encore derrière, parce qu’en 2029 tu serais de toute façon arrivé au bout du contrat initial. Il n’y a aucune raison que tu signes ce genre de contrats. Tu joues maintenant avec deux ou trois joueurs payés au maximum, tu es la quatrième ou cinquième option. Et tu penses accomplir quoi ? »
Le désaccord vient notamment de l’ancienne offre des Warriors. Kuminga aurait pu accepter trois ans et 75 millions de dollars, mais son entourage voulait éviter de bloquer son avenir trop longtemps. Son agent Aaron Turner avait également refusé trois ans et 36 millions proposés par les Lakers, jugeant la somme trop faible malgré un rôle sportif qui lui convenait.
Arenas considère justement que cette succession de refus a créé un retard financier difficile à combler. Il rappelle qu’il avait lui-même négocié son propre contrat sans agent et affirme connaître suffisamment bien les mécanismes contractuels pour estimer que Kuminga ne pourra pas récupérer facilement l’argent déjà sacrifié.
La question sportive l’interpelle tout autant. Kuminga cherchait davantage de responsabilités après plusieurs années frustrantes, mais il rejoint désormais une équipe déjà structurée autour de plusieurs cadres. Pour Arenas, le pari n’est donc pas seulement risqué financièrement : rien ne garantit non plus que Minnesota lui offrira le rôle nécessaire pour faire exploser sa valeur.
