NBA – Draymond Green balance sur Stephen Curry : « On sait maintenant qu’il ne voyait pas bien »

NBA Stephen Curry et Draymond Green
NBA (DR) / Golden State Warriors (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Stephen Curry a bâti sa réputation de meilleur shooteur de l’histoire malgré des problèmes de vision, et Draymond Green estime que ce détail révèle à quel point son tir repose sur la répétition et la mémoire musculaire.

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Pendant des années, Stephen Curry a développé son tir sans toujours distinguer parfaitement le cercle. Draymond Green se souvient du moment où son coéquipier lui avait annoncé qu’il devait faire contrôler sa vue puis commencer à porter des lentilles, une adaptation loin d’être naturelle au départ pour la star des Warriors.

Curry alternait même parfois entre des matchs avec ou sans lentilles, ce qui obligeait forcément son regard à s’adapter. Pour Green, le plus impressionnant reste qu’il ait continué à shooter avec la même précision malgré ces variations, preuve selon lui que son geste était déjà tellement automatisé qu’il dépendait beaucoup moins de la vision qu’on pourrait l’imaginer.

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Draymond Green fasciné par la mémoire musculaire de Stephen Curry

Green raconte : « À un moment, il les portait parfois et parfois non. Donc tu dois recalculer : avant tu ne voyais pas bien, puis maintenant tu dois t’adapter quand tu vois et quand tu ne vois pas. Et ce qui est fou, c’est que ça m’a montré pourquoi il est un aussi grand shooteur. » Pour lui, cette adaptation en dit énormément sur Curry.



Green poursuit : « On sait maintenant qu’il ne voyait pas bien. Et pourtant, il pouvait shooter avec une telle pureté. Ça montre à quel point il y a de la mémoire musculaire dans son tir, à quel point son geste est pur. Il ne distingue même pas parfaitement le cercle et il peut quand même envoyer le ballon comme ça. »

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Cette réflexion lui rappelle aussi les témoignages d’autres grands shooteurs. Green cite notamment Joe Dumars et Steve Smith, qui lui avaient expliqué ne pas avoir besoin d’une vision parfaite du panier pendant tout leur mouvement : « Au dernier moment, j’ai juste besoin de voir l’avant du cercle. Peu importe la position de mon corps, si je le vois, je suis bon. »

Pour Green, tout cela montre jusqu’où peut aller l’automatisation d’un geste répété pendant des années : « Ça fait réfléchir à combien de tirs il pourrait mettre les yeux fermés, parce que tout est mémoire musculaire. Évidemment, fermer les yeux change l’équilibre, mais l’idée est là. Ces grands shooteurs sont tellement réglés dans leur poignet et leur mécanique que tout devient presque un calcul. »

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