Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
De’Aaron Fox refuse d’alimenter le débat autour du cinq majeur des Spurs. Interrogé sur Dylan Harper, le meneur préfère laisser le choix au staff tout en saluant leur complémentarité.
San Antonio doit encore trancher une question importante avant la saison : qui débutera dans le backcourt aux côtés de Stephon Castle ? Dylan Harper a publiquement laissé entendre qu’il ne comptait pas se satisfaire d’un rôle de remplaçant, ce qui a immédiatement relancé les comparaisons avec De’Aaron Fox.
Interrogé directement sur la manière dont il gérerait cette concurrence s’il était coach, Fox a soigneusement évité de choisir entre lui-même et Harper. Il préfère insister sur le talent disponible et sur la possibilité de voir les deux joueurs partager régulièrement le terrain plutôt que de réduire le débat à une simple place de titulaire.
De’Aaron Fox ne veut pas choisir entre lui-même et Dylan Harper
« Je ne suis pas le coach, donc ce n’est pas ma décision. On sait qu’on va tous jouer ensemble et, évidemment, on ne sait pas encore exactement à quoi cela va ressembler. Mais nous sommes tous talentueux », répond Fox. Une manière très diplomatique d’éviter le conflit tout en laissant clairement la décision au staff de San Antonio.
Harper avait lui-même alimenté les discussions quelques jours plus tôt en déclarant, sur le ton de la plaisanterie : « C’est fou. Hors de question que je sorte du banc. » Le jeune arrière a ensuite reconnu qu’il y avait une part de sarcasme dans ses propos, sans pour autant cacher son ambition de commencer les matchs.
Le débat existe aussi parce que Harper a impressionné lors des derniers playoffs, notamment pendant les Finales contre New York. Il avait tourné à 18 points, 6,4 rebonds et 3 passes de moyenne, tandis que Fox avait davantage souffert, avec 12,8 points par match et une adresse nettement plus faible.
Fox ne semble pourtant pas considérer Harper comme une menace directe. « On sait tous les deux qu’on a du talent. S’affronter à l’entraînement nous rend meilleurs, et pouvoir partager le terrain rend aussi l’équipe meilleure », explique-t-il. Pour San Antonio, la vraie question sera donc moins de choisir un gagnant que d’exploiter au mieux deux arrières capables de coexister.
