Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Jeff Teague choisirait Shaquille O’Neal avant LeBron James s’il devait construire une équipe aujourd’hui. Selon lui, la domination physique du pivot serait tout simplement impossible à contenir.
Dans une NBA devenue plus rapide, plus espacée et moins physique dans la raquette, Jeff Teague imagine Shaquille O’Neal comme une anomalie encore plus dominante qu’à son époque. L’ancien meneur estime que les intérieurs actuels auraient énormément de mal à encaisser sa puissance sur chaque possession.
Teague reconnaît évidemment la polyvalence exceptionnelle de LeBron James, capable de scorer, créer et rebondir à très haut niveau. Mais lorsqu’il compare les deux joueurs dans le contexte actuel, il pense que Shaq demanderait beaucoup moins d’ajustements autour de lui pour faire fonctionner une équipe.
Jeff Teague imagine Shaquille O’Neal totalement incontrôlable aujourd’hui
L’ancien All-Star ne laisse quasiment aucune place au doute : « Avec la façon dont la ligue joue aujourd’hui, je prends clairement Shaq. Personne ne pourrait l’arrêter. Un pick-and-roll avec Shaq serait impossible à défendre. Il tournerait à 38 points parce que tous les intérieurs NBA font aujourd’hui autour de 2,08 m pour 104 kilos. » Pour Teague, l’avantage physique serait simplement colossal.
Il oppose surtout cette simplicité à la construction nécessaire autour de LeBron. « Bron va mettre 28 points, prendre huit rebonds et donner sept passes, mais Shaq va tourner à 39 et 15. Avec LeBron, il faut choisir précisément les joueurs qui l’entourent. Avec Shaq, je peux prendre n’importe qui. »
Teague pousse même son raisonnement jusqu’à résumer toute l’attaque autour du pivot : « Tout ce que tu dois faire, c’est lui donner le ballon dans la raquette. » À ses yeux, des role players ordinaires suffiraient donc pour exploiter la domination d’O’Neal, là où LeBron aurait davantage besoin de créateurs secondaires et de profils complémentaires.
Le débat reste évidemment théorique, notamment avec la faiblesse historique de Shaq aux lancers francs et l’évolution du spacing moderne. Mais Teague ne s’intéresse ici qu’à l’impact brut. Dans une ligue où peu de pivots possèdent son gabarit, il estime qu’O’Neal serait aujourd’hui encore plus difficile à contenir que durant son prime.
