Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
À 41 ans, LeBron James ne joue plus comme à ses débuts, mais il continue d’adapter son arsenal. Brandon Robinson estime que son évolution le rapproche désormais davantage du style de Charles Barkley.
Avec les 76ers, LeBron James utilise beaucoup plus régulièrement le poste bas qu’auparavant. Son jeu repose moins sur l’explosivité permanente et davantage sur la puissance, la lecture et la capacité à attirer plusieurs défenseurs dos au panier avant de créer une opportunité pour un coéquipier.
Cette transformation ne signifie pas qu’il s’efface offensivement. Au contraire, Robinson considère que LeBron devient simplement plus calculateur dans ses choix. Sa présence près du cercle lui permet toujours de scorer, mais aussi de servir Tyrese Maxey, Jaylen Brown, Joel Embiid ou les shooteurs lorsque la défense se referme.
Brandon Robinson compare le LeBron actuel à Charles Barkley
Robinson a expliqué : « LeBron James, à 41 ans, attire toujours les prises à deux. Maintenant, il ressemble davantage à Charles Barkley : un gars capable de jouer dos au panier, sur le block, tout en attirant deux ou trois défenseurs pour libérer un coéquipier. » Une comparaison qui illustre surtout l’évolution physique et tactique de son jeu.
Le consultant insiste également sur le fait que James n’a pas réellement reculé dans la hiérarchie : « Au final, tu ne prends pas vraiment du recul. Tu deviens simplement plus calculateur dans ta prise de décision, et c’est un luxe à avoir. » Sa création reste donc centrale même lorsqu’il évolue davantage près du cercle.
Cette nouvelle utilisation permet aussi à Nick Nurse de conserver plusieurs organisateurs simultanément. Maxey peut mener l’attaque sur le périmètre pendant que LeBron orchestre depuis le poste bas, une zone où sa vision et sa puissance obligent toujours les défenses à faire des choix difficiles entre aide intérieure et protection des shooteurs.
LeBron semble ainsi poursuivre la même logique qui lui a permis de durer aussi longtemps : modifier son jeu avant que l’âge ne l’y oblige complètement. Moins dépendant de ses qualités athlétiques qu’autrefois, il exploite davantage sa force, son intelligence et son passing. Pour Robinson, cette adaptation rappelle désormais directement ce que Barkley faisait depuis le poste bas.

