Pro A : Vincent Collet (Strasbourg) – « Le jeu était stérile. »

Mercredi soir, Strasbourg recevait Chalon sur Saône pour la belle des quarts de finale les opposant. Ce match s’est conclu sur le score de 78 à 65.

Vincent Collet

(Crédit photo : Thomas Jouhannaud)

Après une très mauvaise entame de match, les strasbourgeois se sont repris au deuxième quart-temps. Le score a été serré très longtemps. C’est pendant la quatrième période que la SIG a réussi à creuser l’écart. Des acteurs de ce match ont confié leurs impression au site lequipe.fr. Vincent Collet, coach de Strasbourg, a été critique envers son équipe :

« Cette défense de zone était bien vue de la part de Jean –Denys Choulet, on ne voulait pas prendre les tirs trop vite, on ne jouait plus, on était insignifiant en terme de danger. On ne regardait même pas le panier, le jeu était stérile. Quand tu vois que tes joueurs sont tétanisés, il faut absolument un élément déclencheur. On a eu des joueurs qui sont rentrés, une forme de révolte, qui nous ont fait du bien. Petit à petit, on est rentrés dans ce match, On fait un break qu’on ne concrétise pas en faisant deux erreurs défensives, Après si ça a été serré pendant longtemps, on a plutôt bien attaqué la zone, et trouvé de l’alternance servi par un Paul Lacombe des grands jours, qui a créé beaucoup de situations».

Louis Campbell, meneur de Strasbourg, a analysé la situation de son équipe :

«On a eu la chance de trouver des joueurs comme Axel qui est sorti du banc, c’est lui qui nous a lancés, qui a débloqué notre match. On était nerveux, on avait beaucoup de questions en tête, et la pression de gagner à domicile. Il fallait aussi se calmer, commencer à mettre des tirs. Cette demi-finale, c’est un premier pas. J’ai déjà été là deux fois, et j’ai perdu deux finales, je sais que c’est un long chemin. Je suis heureux mais je ne suis pas satisfait.»

Marcus Dove, capitaine et pivot de Chalon, était résignée :

«Je suis fier oui, on n’a jamais renoncé, on s’est battu jusqu’au bout. On a eu la grave blessure de Jason Rich (fracture du bras), on aurait pu penser que la saison était finie. Mais on n’a rien lâché. Strasbourg a mal débuté, il y a eu des hauts et des bas de part et d‘autre, mais Strasbourg était plus fort au final. Je ne sais pas si je serai encore là la saison prochaine, même si ça reste une de mes meilleures saisons, du point de vue du coach et du management du club.»

Jean Denys Choulet, coach de Chalon-sur-Saône, était logique :

«Avec l’absence de Rich, on aurait eu besoin que certains sortent le bout de leur nez plus qu’il ne l’ont fait. On a démarré avec trois grands pour poster leurs ailiers et une zone, car je savais qu’ils seraient fébriles. Ça va leur permettre de travailler leur attaque de zone. Ils ont gagné en toute logique avec un banc beaucoup plus long que le nôtre. Je veux souligner ce soir, car on met en avant surtout le jeu collectif de Strasbourg, la partie de Louis Campbell qui a été encore déterminant dans cette victoire. Et le fait qu’en pro A, on siffle neuf fois sur dix “marcher” sur des départs directs, sauf quand c’est Diot qui part.»

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