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Pro A : Philippe Hervé – « Un match n’est jamais gagné d’avance »

Mardi, Limoges et Nancy se retrouvaient pour disputer la deuxième manche de la demi-finale. Elle s’est terminée sur le score de 92 à 74 pour le CSP.

Philippe Hervé

(Crédit photo : sports.nouvelobs.com)

Limoges a très bien débuté son match en défendant très fort et en ayant une bonne réussite. Si Adrien Moerman est MVP, deux autres joueurs se sont aussi distingués. Ceux sont les deux meneurs Pooh Jeter et Léo Westermann. Certains acteurs de la rencontre ont livré leurs impressions au site lequipe.fr. Pooh Jeter, meneur de  Limoges, était satisfait de la prestation de son équipe :

«On a joué avec une belle énergie ce soir (mardi soir). C’était probablement notre meilleur match d’équipe depuis mon arrivée dans ce club. Mais j’espère toujours que notre meilleur match sera le prochain. Ce serait le signe qu’on progresse, qu’on avance vers notre objectif, que le meilleur est à venir. Individuellement, je trouve peu à peu mon rythme. Je me sens en forme. A mon arrivée, il y avait du travail, mais le coach m’avait dit que ça viendrait autour des play-offs, donc tant mieux. Je remercie surtout mes coéquipiers d’avoir été patients avec moi. Dans cette équipe, personne n’est égoïste, et le coach nous avait prévenus qu’il changerait le cinq majeurs tous les soirs pour responsabiliser et mobiliser tout le monde. Chacun le comprend et quand il rentre, doit faire son job. On a tous le même objectif.»

Philippe Hervé, entraîneur de Limoges, redoutait le prochain match :

«A-t-on l’impression que c’est déjà fini? Je ne partage pas ce sentiment. Il faut encore gagner un match, et un match n’est jamais gagné d’avance. Je connais trop Alain Weisz, son expérience du plus haut niveau, pour sous-estimer ce qui nous attend vendredi à Nancy. C’est un entraîneur qui ne lâche pas comme ça, dans le discours peut-être un peu ce soir, certes, mais on les connaît, leur histoire, les joueurs qui composent cette équipe. Si le troisième match avait lieu à Limoges, encore… Mais on n’est toujours pas en finale. Sur cette rencontre, j’ai apprécié la globalité de la première mi-temps. La clé dans les play-offs, c’est l’humilité, celle qui vous permet de ne pas regarder un résultat, mais votre niveau de jeu. J’avais demandé un niveau plus élevé, le groupe a fait preuve d’humilité, et on a progressé comme c’est nécessaire de le faire. Il y avait plus de fluidité, et un meilleur respect de l’exécution ce soir, moins d’actions précipitées, et un bon match de nos meneurs, Léo Westermann a donné le bon rythme et Pooh Jeter a fait une bonne entrée derrière, ce qui a donné plus de cohérence par rapport à nos choix sur le terrain. C’est positif, mais il faudra être encore meilleurs vendredi. Et ne pas oublier que notre évaluation globale en tant qu’équipe est biaisée par le fait que Nancy évolue très diminué par les blessures.»

Karim Souchu, ailier de Nancy, reconnaissait la supériorité de l’équipe adverse en pensant au match de vendredi :

«Il n’y a pas eu photo. On a fait avec les forces en présence, tous nos blessés. On avait bien commencé, mais face à une équipe à l’effectif et au talent aussi riche, c’était quasiment mission impossible. Ils ont été très bons. Ils ont fait ce qu’ils voulaient, ils ont poussé la balle et joué vite. Le résultat est là. Maintenant, il nous reste un match à la maison. Il faudra montrer qu’on a de la fierté. On a vu que par séquences, on peut les gêner. Même s’ils sont clairement favoris, il faudra tout donner. Car là, c’est la victoire ou les vacances.»

Alain Weisz, coach Nancy, a analysé les causes de la défaite de son équipe :

«On a fait ce qu’on a pu (sourire résigné)… On est très malchanceux sur les blessures, même si ce n’est pas la seule explication. Limoges monte en régime de façon évidente, et on n’avait pas les armes pour faire douter cette formation. On n’a pas mal joué en attaque (57% de réussite au tir), on a essayé pour ne pas prendre une dérouillée, de garder la balle, et de ne pas trop donner de munitions à Limoges en attaque, mais ils ont été si adroits de loin que cela a rendu notre tâche impossible. Nos changements de défense n’y ont rien changé. La seule chose à espérer désormais, c’est de faire bonne figure devant notre public, pour ne pas laisser une mauvaise image. Car nous n’avons pas fait une mauvaise saison. Nous sommes en demi-finales, mais nous nous y présentons démembrés. Même Benjamin Sene a mal à une côte, et il n’y a aucune chance de revoir les autres, Randal Falker, Vaughn Duggins, Florent Pietrus. Sauf si on jouait la finale… Ce n’est pas un discours défaitiste, mais réaliste. Vous avez vu le match? Je ne vais quand même pas vous dire: « On va les tuer! On va gagner les trois prochains »…»

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