Pro A – J26 : la SIG continue sur sa lancée et stoppe la série du PL

Soir de retrouvailles au Rhénus avec la rencontre entre la SIG et le Paris Levallois de Louis Campbell.

L’avant match

Les supporters alsaciens avaient coché la date dans leur calendrier depuis longtemps. Pour la sixième fois cette saison, le Rhénus affichait complet et pour cause : Louis Campbell, l’ancien capitaine de la SIG qui a porté le maillot rouge et blanc pendant plus de 4 saisons faisait son grand retour dans la capitale européenne. L’émotion était donc plus que palpable au moment de l’énorme ovation qui lui avait été réservée. Sur un point de vue sportif, les deux équipes disposaient du même bilan : 16 victoires pour 9 défaites. Au niveau des dynamiques : le Paris Levallois se déplaçait à Strasbourg avec 4 victoires dans ses 4 derniers matchs et la SIG quant à elle, privée de Pape Sy, restait sur 7 victoires de rang.

La rencontre

Si le duel entre Frank Ntilikina et son mentor Louis Campbell centralise grandement l’attention, c’est Roméo Travis qui score en premier dans cette rencontre, imité par A.J Slaughter à 3 points quelques secondes plus tard. Jason Rich, en coast to coast ouvre la marque pour son équipe. Mam’ Jaiteh est en grande difficulté face aux intérieurs franciliens (deux airballs de suite). Vincent Poirier profite de l’entrée d’Erik Murphy pour jouer de sa puissance et faire passer pour la première fois Paris devant au score. Mais que ce soit Frank Ntilikina ou Paul Lacombe en percussion, Jérémy Leloup à 3 points, Roméo Travis à mi-distance, les Alsaciens ne sont pas d’humeur à tergiverser ce soir et font déjouer le PL. L’équipe de Frédéric Fauthoux résiste comme elle peut, notamment grâce à Louis Campbell qui connaît très bien les paniers du Rhénus. Mais à la fin du quart-temps, ce sont les hommes de Vincent Collet qui virent en tête, 18-12.

Les Strasbourgeois ne perdent pas de leur agressivité et déroulent leur palette offensive à l’image du alley-oop entre Erving Walker et Matt Howard qui fait lever le Rhénus. La défense parisienne est aux abonnés absents et cela se voit au tableau d’affichage : 22-12. Si du côté des hommes de Vincent Collet la balle continue de tourner, du côté des visiteurs seul Rémi Lesca semble trouver des solutions en attaquant franchement la raquette alsacienne. Mais il est bien trop esseulé, notamment face à Paul Lacombe et Jérémy Leloup appliqués derrière la ligne à 6.75. Vincent Poirier, dépassé commet une faute anti-sportive sur A.J Slaughter qui heureusement pour l’équipe francilienne n’est pas convertie (0/0 lfs). A la fin de cette première mi-temps, la SIG a pris le large, 39-27.

En rentrant des vestiaires, on aurait pu espérer une réaction des Parisiens, mais comme trop souvent cette saison, ils sont branchés sur courant alternatif. Si Jason Rich arrive enfin à trouver la mire à longue distance, la défense francilienne est bien trop permissive et Jérémy Leloup ne se fait pas prier pour faire gonfler le score (48-30). L’ambiance monte aussi d’un cran, Vincent Collet et Frédéric Fauthoux se voyant tous les deux donner un avertissement technique par les arbitres. La SIG trouve des solutions collectives quand le PL s’accroche à des exploits personnels. Mais à dix minutes de la fin de la rencontre, Levallois n’a pas refait son retard, au contraire, 66-49.

Le quart-temps le plus haché de la rencontre, sans doute possible. Celui où les esprits se sont le plus chauffés également, notamment entre Matt Howard et Cyrille Eliezer-Vanerot. Les fautes sont le symbole d’un match de grande intensité où les joueurs sautent sur chaque ballon. Mais c’est Paul Lacombe et Jérémy Leloup qui prennent la main sur le match et tuent tous les espoirs parisiens. A la fin, la SIG joue le goalavérage (défaite de 10 points au stade Pierre de Coubertin à l’aller) et réussit sa mission : victoire 82-67 et un pas de plus vers les playoffs.

Le débrief 

8e victoire de rang pour la SIG qui n’a pas perdu à domicile depuis que Vincent Collet a effectué son grand retour. Une copie très sérieuse de la part de la bande de Jérémy Leloup, qui montre encore une fois qu’il faudra compter sur elle dans les semaines à venir. Du côté de Paris, tout n’est pas à jeter, loin de là : avec une volonté qu’on leur connaît depuis le début de saison, les hommes de Frédéric Fauthoux sont tombés sur l’équipe en forme du moment et avec une réussite bien trop faible pour pouvoir espérer rivaliser.

Le MVP

22 points, 8/10 au tir (dont un 6/8 à 3 points), 5 rebonds, 3 passes décisives pour 26 d’évaluation : Jérémy Leloup aura régné avec une main de maître sur cette partie.

 

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