Plus de 500 licenciés bientôt privés de basket à Marseille ?

C’est une situation bien fâcheuse que subissent plus de 500 licenciés du Marseille Basket Club et de l’Union Marseille Basketball. Les deux clubs, en collaboration depuis trois ans dans les 12, 13 et 14èmes arrondissements de la ville, manquent tout simplement de gymnases. Une situation cocasse pour la ville de Marseille, capitale européenne du sport en cette année 2017…

Tout a commencé en mai dernier, lorsque le gymnase du Marseille Basket Club a été fermé suite à des chutes de dalles dans le plafond. Des travaux devaient être menés durant l’été afin que tout soit en ordre pour la rentrée, mais à la grande surprise du club, ceux-ci n’ont pas été réalisés. A la place, le MBC a été redirigé sur plusieurs gymnases, dont la plupart sont inadaptés à la pratique du basket (un seul panier fonctionnel dans l’un, aucun panier dans l’autre, un problème d’amiante ailleurs…).

D’autres gymnases ont certes été proposés en substitution, mais deux problèmes majeurs agacent les familles. D’abord celui de la disponibilité, puisque trois petits créneaux seulement sont disponibles au gymnase de la Rose Fuveau par exemple, mais aussi celui de la distance. En effet, difficile de demander d’emmener les enfants au basket à plusieurs kilomètres de leur domicile quand des gymnases existent déjà dans les quartiers concernés. Au final, c’est plus de 500 licenciés qui se retrouvent dans l’impossibilité de pratiquer le basket près de chez eux, et presque autant d’enfants à qui expliquer que oui, l’école a recommencé, mais non, le basket n’a toujours pas repris.

Ce 8 septembre, ils étaient plus de 200 rassemblés au gymnase de la Busserine pour se faire entendre. Comme d’autres gymnases, celui-là a été rénové mais ne dispose pas de créneaux alloués au basket, preuve d’un certain dysfonctionnement.

La mairie se défend en expliquant avoir investi 10 millions d’euros sur deux ans dans les gymnases, mais force est de constater que tout cela peine à se mettre en place, et c’est le sport et les communautés qui en pâtissent.

Nous apportons notre entier soutien aux personnes impactées par cette regrettable situation. Le basketball et le sport doivent vivre dans nos villes et nos quartiers, et les pouvoirs publics doivent s’en donner les moyens. 

 

 

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