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FIBA – Port d’un couvre-chef sur le terrain : la nouvelle réglementation entre en vigueur

Le 4 mai dernier, les 139 fédérations membres de la FIBA ​​s’étaient réunies pour un vote et avaient approuvé à l’unanimité la nouvelle règle autorisant le port d’un couvre-chef sur les parquets. Ainsi, ce 1er octobre, cette nouvelle réglementation entrait en vigueur. 

En vertu de la nouvelle politique de la FIBA, les joueurs/joueuses sont autorisés à porter des couvres-chefs qui répondent aux conditions suivantes :

  • il est noir ou blanc, ou de la même couleur dominante que celle de l’uniforme
  • il est de la même couleur pour tous les joueurs/joueuses de l’équipe (comme tous les accessoires)
  • il ne couvre pas entièrement ou partiellement une partie du visage
  • il n’est pas dangereux pour le joueur de le porter et/ou pour d’autres joueurs
  • il n’a pas d’éléments d’ouverture/fermeture autour du visage et/ou du cou
  • il n’y a pas de pièces extrudées à sa surface.

Cette nouvelle règle est le résultat d’années de combats menées par des athlètes comme Bilqis Abdul-Qaadir.

Pendant près de quatre ans, Bilqis Abdul-Qaadir a été privée de faire ce qu’elle aimait le plus : jouer au basketball. Elle voulait devenir pro et jouer en Europe, mais elle ne pouvait pas poursuivre ce rêve, non pas à cause de son talent, mais en raison de sa pratique religieuse. En tant que femme musulmane portant un hijab, elle aurait violé la règle sur l’uniforme mise en œuvre par la Fédération Internationale de Basketball, qui interdit aux joueurs de porter des couvre-chef sur le terrain.

L’interdiction de la FIBA ​​avait été étendue à des ligues professionnelles dans le monde entier ce qui a laissé d’innombrables joueurs, de différentes confessions religieuses sans options et sans possibilités de jouer. Des hommes sikhs avec des turbans et des hommes juifs qui portent la kippa, mais aussi des femmes musulmanes comme Bilquis Abdul-Qaadir.

Jusqu’alors, l’article 4.2.2 du règlement justifiait la mesure en tant que précaution de «sécurité».

Une campagne médiatique appelée #FibaAllowHijab (la FIBA autorise les Hijab) ainsi qu’une pétition avec plus de 130 000 signatures adressée au président de la FIBA avaient réussi à faire bouger les lignes petit à petit.

Cette nouvelle politique de la FIBA est un pas dans la bonne direction. Selon Asma Elbadawi, joueuse et entraineuse, cela devrait avoir un impact significatif sur le développement des femmes musulmanes dans le monde du basketball.

 

 

 

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