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NBA – Ils étaient annoncés finis : Le 5 de la rédemption

Une carrière de basketteur est faite de hauts et de bas. Et certains joueurs sont montés très haut avant de déchanter. Parlons Basket a décidé de vous proposer un cinq majeur des joueurs qui renaissent cette saison, alors que beaucoup pensaient que leurs carrières étaient en chute libre. N’en déplaise à certains, le pic s’inverse. Et non, ils ne sont pas morts !

Meneur : TYREKE EVANS (Memphis Grizzlies)

Stats : 49 matchs – 19.4pts, 5.1rbds, 5.1asts, 1.1stls en 31 minutes / 45% aux tirs – 40%3p – 80%LF

Malgré les mauvais résultats de son équipe, Tyreke Evans s’épanouit cette saison dans un rôle de dicteur de tempo, dans la ville qui l’avait déjà vu réussir à la fac. Remplaçant de luxe en début de saison, il est même devenu titulaire à part entière il y a 3 mois. Ce qui l’écarte sans doute définitivement de la course au titre de meilleur 6e homme à laquelle il aurait pu se mêler. Brillant lors de sa saison rookie, T-Rex écrivait l’histoire en 20-5-5 et des jours exceptionnels lui étaient alors promis. Malheureusement, au sein d’une franchise mal gérée et touché par des blessures à répétition, son impact n’a cessé de diminuer au fil des saisons. Son arrivée aux Pelicans en 2013 semblait être un nouveau départ intéressant, mais une fois de plus le bilan fut mi-figue mi-raisin. Une saison 2016-2017 entre blessures, retour raté à Sacramento, et pire ligne de stats en carrière a suffit pour faire perdre espoir même aux plus fervents défenseurs du rookie de l’année 2010. Mais actuellement, Tyreke Evans réanime les espérances placées en lui en début de carrière. Avec un peu plus de 19 points par match, il n’avait plus autant scoré depuis ses premiers pas dans la ligue, et frôle de nouveau le 20-5-5, huit ans après sa saison historique. Il est même devenu une redoutable menace extérieure, une arme qu’il n’avait pas dans sa panoplie par le passé. Des performances qui font de lui une cible prioritaire des Celtics lors de la prochaine intersaison. Un vrai retour au premier plan pour celui qui assure la mène dans notre 5.

 

Arrière : LANCE STEPHENSON (Indiana Pacers)

Stats : 62 matchs – 9.5pts, 5.5rbds, 3.1asts en 23 minutes / 44% aux tirs – 31%3p – 66%LF

Le moins que l’on puisse dire c’est que le parcours de Lance Stephenson est vraiment atypique. Drafté au second tour de la draft 2010 par les Pacers, son début de carrière est discret et il n’est alors qu’un joueur ordinaire du bout du banc, regardant Danny Granger et autres Paul George s’éclater sur le parquet. C’est lors de sa troisième saison que l’explosion a lieu. Il s’impose dans le 5 et devient le couteau-suisse de l’équipe. Indiana réalise une épopée mémorable qui se terminera en finale de conférence, faisant trembler le Big Three de Miami poussé dans ses retranchements jusqu’à un game 7 haletant. La saison suivante, Lance Stephenson devient un habitué du triple-double et frôle le All-Star Game. Celui qui soufflait à l’oreille du roi est alors au sommet de son art et devient une idole à Indiana. Mais tout change lorsqu’en fin de contrat, il décide de mettre les voiles pour rejoindre la Caroline du Nord et les Hornets pour quelques millions de dollars de plus. Un choix discuté qui fera balbutier sa carrière. C’est ensuite une longue traversée du désert. Un épisode raté aux Clippers, quelques prestations intéressantes avec les Grizzlies (mais qu’on a déjà oublié), un passage insignifiant à New Orleans et un contrat de 10 jours à Minnesota. Il était même question d’un passage en Chine qui n’a finalement jamais eu lieu. En mars dernier, il revenait à la maison pour finir la saison, et s’était même montré brillant en playoffs. Le parfum de l’Indiana redonne des ailes à l’un des joueurs les plus exubérants de la NBA. Ici, Lance Stephenson retrouve un apport similaire à celui de l’époque où il se révélait aux yeux de tous, et n’a pas loupé le moindre match. Cela dans une équipe qui se mêle pleinement à la course aux playoffs, alors que les bas-fonds de la conférence Est lui étaient promis. Pour un joueur qui était donné perdu pour le basket de très haut niveau il y a encore un an, il s’agit d’un très beau come-back !

 

Ailier : DEMARRE CARROLL (Brooklyn Nets)

Stats : 58 matchs – 13.4pts, 6.6rbds, 2.1asts en 30 minutes / 41% aux tirs – 37%3p – 78%LF

Dans une équipe aussi peu compétitive que Brooklyn, on imaginait difficile pour un joueur comme DeMarre Carroll de briller. Lui et son profil de role player au service d’un collectif et d’un cadre solide qui n’existe pas vraiment chez les Nets. Devant assumer son énorme contrat avec les Toronto Raptors, l’ailier s’est vu échouer dans un effectif pourtant taillé pour lui à première vue. Mais à Brooklyn, il a trouvé un rôle de leader et fait preuve d’une belle régularité. Joueur le plus utilisé par Kenny Atkinson, il délivre ses meilleures stats en carrière aux points, aux rebonds et aux passes. En 2015, il fut le seul joueur du cinq des Hawks à ne pas joueur le All-Star Game mais son importance n’était pas pour autant sous-estimée. Depuis, Carroll n’avait pas su confirmer, et à 31 ans beaucoup pensait qu’il ne retrouverait pas le niveau qui fut le sien à cette époque. Il serait intéressant de le revoir dans une équipe de haut de tableau, mais pour l’instant il se rachète bien et redore son image avec des prestations que l’on attendait plus de lui. À l’image de ses quatre double-doubles sur les huit derniers matchs.

 

Ailier fort : MICHAEL BEASLEY (New York Knicks)

Stats : 56 matchs – 12.5pts, 5.4rbds, 1.4asts en 21 minutes / 49% aux tirs – 41%3p – 78%LF

Instable. Voilà l’adjectif qui décrirait le mieux la carrière de ce talentueux phénomène. Entre des contrats rompus, ceux de 10 jours et les allers-retours en Chine, B-Easy ne parvenait plus à s’imposer dans une équipe. Après un passage intéressant aux Rockets, il est envoyé aux Bucks par la franchise texane. À Milwaukee, il fera ce qu’il a fait partout dans sa carrière : mettre des points. Mais la saveur et la manière n’y sont pas, la confiance de son coach non plus. « Michael Beasley peut-il réellement avoir un réel impact au sein d’une équipe ? » Cela fait longtemps que beaucoup avaient cessé d’y croire. On imaginait peu de prétendants cet été mais les Knicks ont été assez fous pour le signer à l’année. Dans la Grosse Pomme, il est en train de redonner un coup d’accélérateur à sa carrière. Oui, Beasley a toujours ses défauts. Il n’est pas le plus malin des joueurs, reste un individualiste et n’a pas l’âme d’un grand leader. Mais il conserve ses qualités et sa célèbre confiance en lui. Et dans un gros marché comme New York, ses performances prennent forcément une autre dimension. Cette saison, il a été l’auteur de trois matchs à plus de 30 points, et pas face à n’importe qui. Ses victimes ? Houston, Boston et Oklahoma City. Pour 2 nettes victoires. Dans les grands matchs, il sait se sublimer. Et lorsqu’il est excellent, les Knicks sont rarement mauvais. Et pour preuve, 7 de ses 8 plus/minus les plus élevés de la saison se sont soldés par une victoire des Knicks. Beasley connait son rôle, et sans être un leader naturel, il a su emmener son équipe avec lui à plusieurs reprises. À 29 ans, on se doute que l’ancien de Kansas State ne deviendra probablement jamais la star qui était attendue lors de sa draft, mais il peut encore monter bien plus haut. En l’absence de Porzingis, on attend encore plus de lui. Mais ce qu’il propose cette saison est déjà preuve d’un joueur qui a encore sa place en NBA, et pour un moment.

 

Pivot : DWIGHT HOWARD (Charlotte Hornets)

Stats : 63 matchs – 15.7pts, 12.3rbds, 1.4asts, 1.6blks en 31 minutes / 55% aux tirs – 55%LF

La planète basket a été très exigeante avec Dwight Howard ces dernières années. Il faut dire que le bonhomme était monté tellement haut lors de son prime, que la descente a été dure à encaisser pour tout le monde. Un statut de meilleur pivot de la ligue, un concours de dunk mémorable, dans le top 5 des votes MVP quatre années consécutives, une réputation de gendre idéal, une finale NBA… tout réussissait à « Superman ». Il était alors une des plus grosses superstars de toute la ligue. Jusqu’au jour où il a décidé de rejoindre les Lakers, alors que l’ombre du Shaq survolait encore les raquettes du Staples Center. Un héritage trop dur à porter. Une superteam ratée plus tard, les regards ont changé. Trop soft, trop souriant, trop bon perdant, trop fainéant… Les qualificatifs utilisés à son encontre n’étaient plus du tout les mêmes. Même les arbitres en avait fait leur souffre-douleur préféré. À tel point que lors de son passage à Houston, il pensera à la retraite. Opéré du dos, gêné par son genou… Howard a rarement joué dans les meilleures conditions et au summum de ses capacités durant ses années Houston et Los Angeles. Un détail qui a souvent échappé à ses plus féroces détracteurs de l’époque. Désormais, avec Steve Clifford, qu’il avait connu du côté d’Orlando, D-12 revit. Certes, il n’est pas redevenu All-Star et n’a pas ressorti ses standards de potentiel MVP, mais il a retrouvé le plus important : le plaisir de jouer. Et ça se voit dans ses stats, les plus abouties qu’il ait pu proposer depuis quatre ans. Bleacher Report le classait 73e de sa liste des 100 meilleurs joueurs en octobre dernier. Depuis le début de la saison, il a prouvé qu’il méritait bien mieux et qu’il souhaitait bien confirmer son statut de futur Hall Of Famer.

 

6e homme : GERALD GREEN (Houston Rockets)

Stats : 24 matchs – 11.5pts, 2.6rbds en 22 minutes / 40% aux tirs – 38%3p – 82%LF

Journeyman par excellence, le marsupilami du Texas vide rarement entièrement ses valises lorsqu’il arrive dans une franchise. Mais il semble bien qu’il soit enfin à l’endroit idéal. Originaire de Houston, Gerald Green est comme chez lui depuis son arrivée (ou retour) aux Rockets. Après un come-back à Boston qui lui a permis de disputer les playoffs 2017, il a été jeté comme une vieille chaussette par les Bucks à quelques jours de l’entame de la saison. Une déception pour lui, alors sans club et avec très peu d’opportunités. Pas bon signe lorsque vous avez 32 ans et que votre côte est au plus bas. Mais la patience finit par payer et Houston lui propose une mission à l’aube de l’année 2018. Green arrive chez lui avec les crocs et, profitant de l’absence d’Harden, pose deux matchs à 27 et 29 points presque d’entrée de jeu, terminant homme du match face aux Warriors. Il s’épanouit dans le système de Mike D’Antoni qui est taillé pour ses qualités athlétiques et de shooteur. Et même s’il est moins en vue ces derniers temps de par l’arrivée de Joe Johnson, il pourrait redevenir une arme redoutable de la rotation durant les playoffs. En tous cas, c’est une belle revanche pour lui qui a gagné un contrat garanti et saisi une chance de se relancer.

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