NBA – Portraits : Focus sur quatre grands joueurs ruinés par les blessures

Les blessures, une véritable plaie pour les joueurs professionnels : aujourd’hui on fait le point sur les figures NBA qui ont vu leur carrière basculer, mais dans le mauvais sens du terme. 

Danny Granger

Avec Paul George, il représentait le nouvel âge d’or des Pacers. Couronné du MIP en 2009 après une saison ponctuée à 25 points de moyenne, il signe là sa plus brillante performance dans la Ligue américaine. Les années suivantes, régulièrement blessé, il conserve tout de même un niveau honorable avec respectivement 20.5 et 19 points de moyenne. Le destin du joueur bascule néanmoins l’année d’après alors qu’il subit une lourde blessure. Il ne dispute alors que cinq petits matchs en saison régulière et ne peut qu’admirer la croissance d’Indiana qui échoue en final de conférence contre le Heat. L’année d’après, il retrouve brièvement les parquets avant d’être transféré à Philadelphie. Furieux, il fait tout pour être coupé par la franchise, qui finira par le faire quelques mois plus tard. A 30 ans, il connait ensuite plusieurs expériences en club mais ne retrouva jamais son niveau.

Amar’e Stoudemire 

L’homme aux 100 millions de dollars n’aura jamais réussi à justifier son contrat. Ou peut-être si, une saison, puis par intermittence. Puissant poste 4/5 des Suns pendant de longues années, Stoud débarque à la Big Apple en 2010 en signant un contrat juteux qui doit permettre à la franchise de passer un cap. Après une première saison à 25 points de moyenne et 8 rebonds, il baisse en régime à la suite de l’arrivée d’un Carmelo Anthony omnipotent. Régulièrement blessé, il perd en efficacité et s’abonne peu à peu au banc. En 2013, il ne dispute que 29 matchs sans jamais connaître la moindre titularisation. Après une ultime saison à 12 points de moyenne et 36 matchs joués, il s’envole à Dallas et au Heat, sans marquer les franchises. Il termine finalement sa carrière à l’Hapoël Jérusalem, un club dans lequel il s’investit depuis plusieurs années après sa reconversion au judaïsme.

Ben Gordon 

Nouvelle étoile montante de Chicago au milieu des années 2000, Ben Gordon s’est affiché comme l’un des joueurs clé de la franchise entre 2007 et 2009. A cette période, il dispute la quasi-intégralité des matchs, notamment en 2007 où il termine la saison régulière avec un joli bilan de 21 points pour 3 passes décisives et 3 rebonds. En 2010, il quitte le Michigan pour rejoindre Detroit où il connaît ses premiers gros pépins physiques. Sa moyenne va considérablement chuter pour n’atteindre qu’un pâle 13 points par match. Il ne retrouvera jamais son niveau qui s’empire d’année en année. Exilé à Charlotte en 2014, il piétine à 5 points et un petit peu plus d’une passe par match. 

Derrick Rose

Plus les années s’enchaînent, plus l’ancien MVP 2011 des Bulls rend nostalgique les fans de la balle orange qui voyaient en lui un leader charismatique de la Ligue. Après deux premières années honorables en 2009 et 2010, il signe un bilan mémorable en 2011 avec 25 points, 7 passes et 4 rebonds. Il devient dans le même temps l’un des nouveaux visages rafraîchissants de la NBA et porte Chicago jusqu’en finale de conférence, où il sera écarté par Miami. En 2012, il enchaîne avec une saison un brin moins brillante, mais surtout ponctuée d’une lourde blessure au genou. Il ne disputera finalement que 39 matchs et manquera l’intégralité de la saison suivante. Il retrouve peu à peu les parquets mais son niveau laisse à désirer : toujours un peu plus de 16 points et 5 passes. Il perd son statut de franchise player et débarque finalement à New York en 2016 avec de nouvelles ambitions. Lesquelles ne suffisent définitivement pas. Après un bref passage aux Cavaliers soldé par une énième désillusion, il est envoyé au Jazz avant d’être coupé dans la foulée. Désormais sensible au moindre petit coup, choc ou pépin musculaire, la carrière de D-Rose est un véritable cauchemar.

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Et le prochain : Isaiah Thomas ?

Au sommet de sa carrière l’an passé aux Celtics, Isaiah Thomas a connu un été mouvementé entre un trade hasardeux aux Cavaliers et une lourde blessure au dos. Après de longs mois de rééducation pour limiter les risques d’inflammation, Isaiah a signé un retour en demi-teinte à Cleveland. Le petit lutin s’est finalement exilé à Los Angeles où il cherche à retrouver son rythme infernal de l’année dernière. Cependant, force est de constater qu’Isa’ est loin de son niveau et que le retrouver risque d’être bien compliqué…

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