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NBA – Est contre Ouest : David contre Goliath ?

Après le départ de LeBron James pour les Los Angeles Lakers, la conférence Est perd une nouvelle fois du terrain face à son rival. Elle laisse aussi filer sa figure de proue, son atout numéro un sur et en dehors des terrains. Mais même si sur le papier, l’écart entre les deux côtes est abyssal, la saison risque encore une fois de réserver son lot de surprises et de rebondissements

Depuis des années c’est la même chanson. Les carences à l’Est sont pointées du doigt, alors que l’Ouest regorge d’équipes redoutables. Au point même, pour certains, de réclamer l’abolition du système actuel de playoffs en faveur des 16 meilleurs bilans de la ligue indépendamment de leur conférence. Evidemment, le départ du King à l’autre bout du pays n’arrange rien : c’est bien connu, votre superstar vous manque et tout est dépeuplé. Cette place de leader vacante n’a en tous cas plus qu’à trouver son nouveau prince, et les concurrents sont nombreux. Même si l’Ouest possède encore une avance confortable, la NBA a cette faculté à ne pas rester sur ses acquis.

Une conférence Est pétrie de talents

La réputation du championnat américain n’est plus à faire. Il s’est tourné depuis quelques années déjà vers l’international et possède un vivier de joueurs talentueux ahurissant. Les réserves paraissent inépuisables tant les possibilités sont nombreuses. Cette année déjà, l’un des favoris, sinon le favori de la conférence Est, se nomme Boston, avec Kyrie Irving en chef d’orchestre et ses lieutenants Hayward, Tatum, Rozier ou encore Brown à ses côtés,. Depuis quelques années maintenant, les C’s ont construit une équipe où vétérans et jeunes se mêlent, avec aux commandes l’un des meilleurs tacticiens de la ligue en la personne de Brad Stevens.

On surveillera également l’arrivée de Kawhi Leonard aux Raptors, qui devrait faire souffler un vent d’air frais sur Toronto, en manque de réussite ces dernières années. C’est bien là l’illustration du schéma de cette nouvelle NBA, qui ne se repose sur aucun acquis, et redistribue chaque année de nouvelles cartes. Le départ du King a changé la donne, oui, et il offre la possibilité à une autre franchise que Cleveland ou Miami de se qualifier pour les finales, comme ce fut le cas ces huit dernières années. La chance tourne vite, bien trop rapidement parfois. Et même si la concurrence parait pâlotte à l’Est, les années à venir pourraient voir l’émergence de quelques équipes taillées pour le titre. Et si Toronto était même l’épouvantail dès cette année ?!

Un déficit à combler

Si la hiérarchie est déjà bien établie sur la côte Ouest, elle l’est beaucoup moins à l’Est. L’émergence d’une nouvelle génération portée par les Giannis Antetokoumpo, Kristaps Porzingis ou encore Joel Embiid a permis pour certaines franchises de bâtir de solides bases pour l’avenir. Cette nouvelle lignée d’athlètes longs, physiques, sur lesquels les franchises n’hésitent pas à miser, apparait prometteuse. Personne ne l’incarne mieux que le “Process“ lancé par les 76ers il y a cinq ans déjà, encore bons derniers de la ligue à cette époque. Le projet a pris forme au fil des années, au point d’être un vraie solution crédible à l’Est. Sevré de playoffs depuis des années, Philadelphie les a retrouvés la saison dernière, et ne compte pas en rester là.

Jeunes, en manque d’expérience, mais avec l’avenir devant eux : c’est un peu le portrait de nombreuses équipes de l’Est en ce moment. Et si aujourd’hui les chances de remporter le championnat ne sont réservées qu’à une poignée de franchises, les outsiders pointent sérieusement leur nez à la fenêtre. Inutile de nommer les Warriors et les Rockets comme les deux prétendants les plus sérieux, les deux équipes à battre. Objectif numéro un : détrôner Curry et sa bande de leur confortable matelas de champion. L’équipe de l’Est qui se retrouvera en finale en juin en sera-t-elle capable ? Peu probable, mais tous les espoirs sont permis en NBA.

La saison 2018-2019 devrait, sauf retournement de situation, voir à nouveau une équipe de la côte ouest remporter le graal. Mais attention à la meute, morte de faim et prête à tout pour arriver au sommet.

Par Tom Viala

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