Dans un entretien accordé à Basketball Sphere, Milos Teodosic est revenu sur les différences entre l’Euroleague et la NBA, puis a confié tout le bien qu’il pensait du rookie slovène Luka Doncic.


Après s’être vu prolongé par les Clippers il y a quelques semaines, Milos Teodosic va continuer à distribuer ses caviars du côté de L.A la saison prochaine. Mais avant de passer outre-Atlantique à l’été 2017, son génie excellait en Europe et plus précisément au CSKA Moscou. Celui qui va entamer sa deuxième saison avec le maillot des Clipps nous livre donc très aisément les différences notables entre les deux compétitions phares du monde du basket :

Il y a des différences dans les deux compétitions. En Europe, il y a davantage de pression, car chaque rencontre est cruciale comparé aux Etats-Unis et la NBA. La défaite est acceptée différemment ici. Je commence à m’y faire, c’était étrange au début. La saison s’est terminée en 82 rencontres, car nous avons eu des problèmes avec les blessures (ndlr : pas de playoffs pour les Clippers cette saison).


Même si le territoire américain est vaste et que certaines franchises NBA parcourent des centaines de milliers de kilomètres chaque année, le joueur serbe pense que les voyages en Europe sont beaucoup plus difficiles :

Quand vous devez aller sur la côte Est, vous n’avez normalement que quelques rencontres, puis un voyage de dix jours n’est pas si exténuant. C’est même facile quand tu as connu un voyage de Moscou vers Barcelone, juste avant de t’envoler à Krasnodar (ndlr : au sud de la Russie).

Le joueur de 31 ans est également revenu sur la pépite Luka Doncic, drafté en first-pick par les Mavs. Selon lui, la NBA n’avait pas vu pareil talent européen depuis 1989 et Dražen Petrović chez les Blazers, même si le regretté joueur s’était véritablement exprimé chez les Nets.

Depuis Drazen, il n’y a pas eu un jeune européen aussi doué. Luka a mené le Real Madrid vers le titre de l’Euroleague et a porté sur ses épaules son équipe durant toute la saison. Il joue en transition rapide, il aura besoin d’une période d’adaptation, mais il a Dirk Nowitzki à ses côtés et surtout il a la chance de jouer avec une équipe qui possède un style de jeu européen sur certaines séquences. Je suis convaincu qu’il aura une carrière NBA fantastique. Il est arrivé en NBA au meilleur moment possible, à 19 ans, il aura le temps de développer son corps.

L’Europe semble donc tisser de réels liens entre les joueurs, et nul doute que les deux joueurs se livreront de magnifiques combats au travers de la NBA.

À lire également : Pour ne pas arriver en retard, Robert Williams a trouvé la solution ultime