Chaque saison, les cartes sont redistribuées en NCAA. De nombreux programmes s’appuient majoritairement sur des joueurs one-and-done, qui ne restent qu’une saison à l’université. Les coaches doivent donc reconstruire perpétuellement leurs effectifs. D’autres équipes, moins médiatisées, voient la majorité de leurs étudiants rester quatre saisons, et s’appuient ainsi sur un jeu collectif bien huilé. Quelles sont les équipes à surveiller ? Quel coach a le mieux réussi son recrutement ? Quel programme est parvenu à limiter les pertes et à ajouter les meilleurs éléments ? Cette semaine, focus sur un programme couronné de succès depuis 3 ans : Villanova.


Avec deux titres NCAA lors des trois dernières saisons, les Wildcats sont l’un des programmes les plus impressionnants des États-Unis. Après l’échec de 2017, avec une défaite au deuxième tour de la March Madness face à Wisconsin (65-62), Villanova est revenu plus fort que jamais en 2018. Un bilan de 36-4, le deuxième meilleur du pays, dont un joli 14-4 dans la très relevée conférence Big East. Deuxième de la saison régulière, derrière Xavier, les hommes de Jay Wright ont corrigé l’anomalie lors du tournoi de conférence, en dominant Providence en finale (76-66) pour se qualifier à la March Madness. Tête de série numéro 1, les Wildcats ont survolé la totalité du tournoi, avec des victoires initiales face à Radford (87-61) puis Alabama (81-58). Puis, au Sweet Sixteen, West Virginia a été l’adversaire le plus proche de faire douter les Wildcats (90-78). Lors de l’Elite Eight, Texas Tech a été étouffé (71-59). Enfin, lors du Final Four, le sixième homme Donte DiVincenzo s’est mué en superstar pour propulser Villanova jusqu’au titre, avec des victoires face à Kansas (95-79), puis Michigan (79-62).

Mais après deux titres NCAA, l’appel de la NBA s’est fait trop fort pour quatre Wildcats. Mikal Bridges (10eme choix), Donte DiVincenzo (17eme choix), Omari Spellman (30eme choix) et Jalen Brunson (33eme choix) ont ainsi rejoint la Grande Ligue. Ils étaient les quatre meilleurs marqueurs de l’équipe la saison passée. Très peu utilisés par Jay White, les seniors Denny Grace, Matt Kennedy et Tim Delaney sont arrivés au bout de leur cursus et ont quitté le programme.

Au rayon des arrivées, le programme de Pennsylvanie a attiré trois éléments présents dans le Top 100 des lycéens. En premier lieu, le meneur Jahvon Quinerly (26eme). Viennent ensuite l’ailier-fort Cole Swider (34eme) et l’ailier Brandon Slater (52eme). Non-classés, l’ailier Saddiq Bey rejoint également les Wildcats. Toutefois, il est peu probable de voir l’un de ces quatre joueurs assumer un rôle de première option dans la rotation de Jay Wright dès leur saison freshman.

Le coach de Villanova est en effet connu pour prendre son temps avec ses joueurs, et il devrait plutôt s’appuyer sur des éléments déjà présents l’an passé pour prendre les rênes de l’équipe. Pour remplacer le backcourt titulaire Brunson-Bridges, qui faisait des merveilles l’an passé, Wright devrait faire appel au senior Phil Booth et au sophomore Collin Gillespie. Le premier cité était déjà titulaire la saison passée, et tournait à 10 points, 3.2 rebonds et 2.9 assists. Au poste trois, Eric Paschall pourrait bien devenir le nouveau leader offensif des Wildcats, après une saison à 10.6 points et 5.3 rebonds de moyenne. Peu sollicité la saison passée, le sophomore Jermaine Samuels a les capacités pour exploser sur le devant de la scène. Enfin, pour le poste de pivot, le doute est permis. L’an dernière, c’est un ailier de formation, Omari Spellman, qui assumait ce rôle. Ainsi, l’intérieur Cole Swider, plus grand joueur de l’effectif, pourrait être titularisé d’entrée. Attention également à Jahvon Quinerley. Si le meneur confirme les espoirs placés en lui, il pourrait bien chiper la place dans le cinq qui semble pour l’heure promise à Gillespie.

En résumé, malgré de lourdes pertes cet été, l’effectif de Villanova est encore suffisamment profond et dense pour espérer jouer les premiers rôles cette saison encore. Tête de série 1 ou 2 à la March Madness lors des cinq dernières saisons, les hommes de Jay Wright tenteront cette année de réaliser leur cinquième année consécutive à 30 victoires ou plus. Si l’équipe ne sera pas aussi médiatisée que Duke ou Kentucky, les Wildcats seront encore des candidats très sérieux au titre cette année.

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