Rarement évoqué en tant que meilleur joueur de l’histoire de la ligue, Shaquille O’Neal s’est plaint du traitement réducteur accordé aux pivots.


Jamais la langue dans sa poche. Shaquille O’Neal, ancienne légende de la ligue et désormais consultant vedette, n’a jamais cherché à nuancer ses propos, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens. L’ex Laker s’est à nouveau fendu d’un commentaire qui fait beaucoup réagir, mais également réfléchir.

Le Shaq’ a ainsi déploré, avec amertume, la manière de désigner le meilleur joueur de tous les temps durant l’émission Inside The NBA. Ses propos ont rapidement trouvé un écho dans la bouche d’un autre pivot légendaire, Kareem Abdul-Jabbar :

S.O. : « Pourquoi le GOAT devrait-il toujours être un arrière ? Beaucoup de gens ne sont pas capables de répondre à cette question »

K.A.J. : « C’est biaisé. Ça a toujours été le cas. »

Ce manque d’appréciation du travail des big men ne date donc pas d’aujourd’hui. Wilt Chamberlain pointait déjà du doigt, en son temps, ce manque d’impartialité.

« Personne ne soutient Goliath. »

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Les trois noms cités ne manquaient pourtant pas de talent offensif, et sont la parfaite représentation de domination sur le reste de la ligue à leur époque respective. Pourtant, O’Neal rappelle que son talent était brimé par ses coachs, dans une NBA où les pivots n’avaient pas la liberté qu’ils possèdent aujourd’hui.

« Quand j’étais petit, je voulais devenir Magic [Johnson]. J’ai toujours été capable de dribbler, mais ça a beaucoup été réprimé. Mes coachs me disaient d’aller dans la peinture, et de rester dans la peinture. Et les seuls mouvements que l’on travaillait, c’était les jump hooks, les sky hooks et les drop steps. Pas de pick & pop, de pick & roll, de shoot après s’être écarté sur l’aile. Rien de tout ça. »

Un travail bien loin de celui d’un Joel Embiid, DeMarcus Cousins ou Kristaps Porzingis actuellement. Au vu de sa domination durant les années 90/2000, nul doute que si le Shaq’ avait pu ajouter ce genre de mouvements à son arsenal, son nom reviendrait d’autant plus dans les discussions sur le GOAT.

Ce genre de déclaration fait prendre conscience de la difficulté d’établir un classement de valeur des joueurs dans l’histoire de la NBA, au vu des spécificités de chaque époque où ils ont évolué. Pour les bilingues, on vous conseille ce sublime article de Bleacher Report sur le sujet.

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A propos de l'auteur

Étudiant en Master Journalisme à l'ISCPA Lyon, je m'intéresse à la NBA et au basket depuis plusieurs années. Lakers Family. Lonzo is my son.