Parlons Basket est parti à la rencontre de Melissa Diawakana, joueuse professionnelle et ambassadrice de notre partenaire Southball. Au travers de cette interview, elle nous raconte son parcours, sa passion pour le basket, ses relations avec Southball et son avenir.

Salut Melissa, peux-tu te présenter rapidement (âge, expérience basket, palmarès) ?

Je suis Melissa Diawakana, j’ai 26 ans. Née à Kinshasa en République Démocratique du Congo, j’ai grandi dans la région parisienne à Champigny-Sur-Marne. C’est là-bas que j’ai commencé le basket-ball, aujourd’hui je suis joueuse professionnelle. J’évolue à haut niveau depuis 8 ans : j’ai joué en première division en France avec l’équipe de l’ESBVA Villeneuve d’Ascq, j’ai connu et joué les demi-finales de la FIBA Eurocup, finaliste de la Coupe de France contre Bourges.

Ses coéquipières de Villeneuve d'Ascq

En 2015 j’ai quitté la France pour la première fois pour aller jouer en Allemagne. Suite à ça, j’ai joué dans plusieurs championnats étrangers : Angleterre en 2016, je suis revenue en France en 2017 j’ai joué avec Nice en Ligue Féminine, j’ai été en Summer League au Mexique, ensuite la Slovaquie avec Ruzomeberok on a joué la FIBA Eurocup, ensuite la Pologne en 2018 jusqu’à aujourd’hui avec qui j’ai aussi joué la FIBA Eurocup…

Diawakana sous le maillot de Ruzomeberok

Raconte-nous le plus gros évènement ou la plus grosse saison que tu as vécu ?

La plus grosse saison que j’ai vécue… Je suis vraiment partagée mais je dirais que c’est celle de l’année 2016-2017. J’avais commencé en Allemagne avec l’équipe d’Hannover, en février je signe en France avec les Niss’Angels, à un match près on loupe les playoffs. Du coup on se retrouve à jouer les play down, c’était tout un stress car personne ne voulait être relégué et tout était possible à ce moment-là !

On s’est battues et on a pu se maintenir en Ligue Féminine. En Avril, je signe avec Aguascalientes au Mexique pour une Summer league. En France, on avait fini le championnat le 2 mai, et le 4 mai, j’étais déjà dans l’avion en direction du Mexique. On devait gagner tous les matchs restants pour espérer jouer les playoffs. Les matchs là-bas se jouaient en aller-retour (samedi et dimanche à domicile comme à l’extérieur).

J’étais fatiguée physiquement mais c’était tellement excitant. Les gens ont une vraie passion pour le basket. Je découvrais tout pleins de choses en peu de temps mais je n’avais pas vraiment le temps de profiter. Je devais me concentrer sur mon travail et la raison pour laquelle on m’avait appelé. On a décroché le ticket pour les playoffs jusqu’en finale et on a été championne. Cerise sur le gâteau : j’ai été élue MVP. Ça restera de loin la saison la plus folle que j’ai vécue jusqu’à présent. Je suis revenue en France en Juillet. Le 8 août j’étais dans l’avion pour la Slovaquie pour commencer avec mon équipe : une saison, 3 équipes, 3 championnats différents, 3 pays, 2 continents.

Diawakana championne avec Aguascalientes

Quelle la plus grosse fierté de ta jeune carrière ?

Il y a pas mal de choses dont je suis fière. Mais à choisir je dirais que je suis le plus fier d’en être arrivée jusque-là où je suis. J’ai vécu beaucoup de belles choses et c’est difficile d’en choisir une. À 15 ans, je jouais une Finale de Coupe de France à Bercy avec l’USVO Valenciennes. À 20 ans, j’étais en Russie pour essayer de décrocher une finale de FIBA Eurocup contre ZBK Dynamo Moscou, en jouant contre Lindsay Whalen, Tyna Charles. À 21 ans, je vis ma première expérience à l’étranger, (l’étrangère sur qui on mise c’est moi).

À 22 ans je joue la finale à l’O2 (un événement vraiment incroyable en Angleterre) dans une salle plus grande que Bercy. La liste est longue. Mais pour une joueuse comme moi qui n’a connu ni le Pole Espoir, ni l’INSEP, née à Kinshasa en République Démocratique du Congo, grandi à Champigny-Sur-Marne dans la région parisienne (94), venant d’une famille pas sportive du tout, c’est de tout ça dont je suis fière aujourd’hui.

Diawakana MVP en summer league

Tu fais très souvent des lives pleins d’énergie sur tes réseaux, tu as l’air très proche de ta communauté ?

Oui aujourd’hui grâce aux réseaux sociaux on peut faire de belles choses. Ayant eu l’opportunité mais surtout la grâce de jouer dans plusieurs pays, j’ai rencontré beaucoup de personnes. J’ai fait de belles rencontres et malheureusement ce n’est pas toujours évident de garder contact avec tous ces gens en même temps. Les lives sont un bon moyen de garder contact avec beaucoup de personnes en même temps et à des endroits différents. J’aime partager ma bonne humeur, j’aime partager mes aventures, et je suis vraiment contente parce que les gens sont réceptifs et me le rendent plutôt bien.

Tu suis un peu la NBA ? Tu as une équipe favorite ou un joueur que tu suis en particulier ?

Oui je suis la NBA. Je ne regarde pas tous les matchs à la télé sinon impossible de dormir, mais je m’informe régulièrement (à peu près chaque jour) sur ce qui se passe. Je n’ai pas d’équipe favorite mais il y a quelques joueurs que je suis tout le temps. Tous les jours, je regarde les highlights , les stats. En premier, my MAN Derrick Rose, lui c’est le champion de mon cœur. Ensuite Russell Westbrook : no comment !! Il y a aussi Kevin Durant The Unstoppable, James Harden. J’aime beaucoup mon petit Lonzo Ball, Demar DeRozan, Damian Lillard. Ce sont les joueurs que je suis régulièrement. (Quand je dis je suis, c’est-à-dire à mon réveil après la prière. Hop ! Ordinateur ou mon téléphone pour regarder tout ce qui s’est passé pendant la nuit; ensuite ESPN, UNDISPUTED, SPEAK FOR YOURSELF pour les débats.)

Tu vois quel duel en finale cette année ?

J’aimerai voir les Houston Rockets cette année. contre qui, ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus. Je veux seulement que The Beard aille en finale et qu’il soit élu MVP.

Depuis quand es-tu chez Southball et comment s’est fait ton arrivée dans l’équipe ?

Je suis chez Southball depuis l’été 2018. Pour mon arrivée dans l’équipe j’aime dire que c’est grâce à Dieu, pour moi il est à l’origine de tout ça.

Je faisais partie de l’équipe d’Emilie Gomis pour le 3/3, c’est suite à ça que Southball et moi nous sommes rencontrés. Nous avions fait connaissance puis nous avions décidé de garder contact, finalement nous en sommes arrivés à collaborer ensemble.

Diawakana avec le ballon

Avec une expérience quasiment au quotidien aux vues de tes photos, Southball, c’est du lifestyle ou de la performance ? Ou les deux ?

Pour moi c’est clairement les deux, Southball c’est mon quotidien. Les sweats je les porte tant bien avec mes survêtements que mes jeans. Adaptables à tout style.

Puis il y a Southball dédié à la performance : j’ai mes maillots d’entrainement, que je ne quitte jamais, assortis aux couleurs de l’équipe. Pour moi c’est vraiment les deux.

Diawakana dribble

Tu as pu apercevoir la nouvelle collection avant le public, tu valides ? Tu peux nous en parler rapidement ?

Je valide totalement la nouvelle collection. Il y a beaucoup de couleurs, c’est fun, les chaussettes sont cool, le sac est très très adapté aux sportifs et aux personnes qui voyagent beaucoup. Il y a beaucoup de places. Les long sleeves sont très beaux ça donne un côté américain c’est super.

Je pense que ça va vraiment plaire à beaucoup de personnes. En fait, j’en suis sûre !!

Diawakana avec le sourire

As-tu des projets à venir ? Un mot à dire sur ta saison en cours ?

Oui j’ai pas mal de projets pour cet été et le futur. Cet été je vais être active sur les terrains, et cette fois-ci pas seulement en tant que joueuse. Je serais aussi active en tant que coach individuel (spécialement sur le basket). J’ai quelques projets et belles propositions par rapport à ça mais je ne peux pas trop en dire pour l’instant. Ma saison régulière est arrivée à terme. Le 30 mars nous avions joué notre dernier match de championnat et on a fini à la deuxième place. Maintenant nous allons entamer les playoffs : le 2 avril on joue notre premier match de playoffs et je suis certaine qu’avec Dieu nous allons faire des exploits !

Diawakana en plein match

Vous pouvez retrouver toutes les collections de notre partenaire Southball sur www.southball.fr