Magic Johnson a créé un véritable séisme sur la planète basket en novembre 1991, lorsqu’il a annoncé son infection par le virus du VIH. Si tout le monde était sous le choc, Charles Barkley a été l’un des premiers à lui tendre la main. Flashback.


La saison 1991-1992 a un goût particulier dans l’histoire du basket. Le 7 novembre 1991, peu après le début de la saison régulière, Magic Johnson fait une apparition surprenante après avoir manqué les premiers matchs avec les Lakers. Il révèle alors au monde entier être atteint du virus de l’immunodéficience humaine, le VIH, et qu’il doit par conséquent se retirer des parquets.

Le monde du basket et même les États-Unis dans leur globalité sont sous le choc. L’une des plus grandes stars américaines des dernières années a contracté ce virus encore très méconnu par le grand public, stigmatisé comme la « maladie des gays » puisqu’il touchait essentiellement les personnes homosexuelles.

Son ami et rival de toujours, Larry Bird, compare cette nouvelle si bouleversante à la mort de son père. Lors du match des Celtics qui suit l’annonce de Magic, c’est le seul soir de toute sa vie où il ne veut pas jouer au basket, pour soutenir son frère. De son côté, Pat Riley est abattu et prononce quelques mots au Madison Square Garden avant un match entre les Knicks et Orlando. Les deux équipes prient pour Magic avant le match. S’en suit quelques mois plus tard sa participation au All-Star Game 1992 malgré sa retraite.

J’ai rapidement compris à quel point j’allais être regardé différemment à cause du VIH.

Quand vous voulez câlin, ou même taper dans les mains de vos coéquipiers comme auparavant, les gens ne savent pas s’ils peuvent te toucher ou non.

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Mais avant ce fameux All-Star Game, d’autres hommages lui avaient quand même été rendus. Parmi ceux-ci figure Charles Barkley. Chuck est l’un des premiers à faire un geste pour son ami. À ce moment-là, il joue sa dernière saison avec les Sixers et porte le numéro 34. Mais juste pour cette saison, il décide de le laisser de côté et demander le 32, comme le numéro de Magic aux Lakers :

Je change de numéro pour saluer un ami. C’est un truc privé entre nous deux. Je le fais juste pour l’année, puis je reviendrai au 34. J’aime mon numéro.


Le 32 avait pourtant été retiré chez les Sixers en hommage à Billy Cunningham, joueur de la franchise dans les années 70 à Philadelphie. Face au geste de Barkley, sûrement un peu gêné, Magic décide d’appeler Cunningham pour lui demander si Chuck peut reprendre son numéro. Très favorable à cette idée, il accepte. Et c’est ainsi que Barkley honorera son ami malade pour le reste de la saison, accompagné d’une phrase qui résonnera dans toute la ligue :

Nous ne faisons que jouer au basketball. Ce n’est pas comme si nous avions des rapports sexuels non protégés avec Magic.

Alors que Magic Johnson allait faire face à la méfiance des gens à cause d’une maladie trop inconnue pour l’époque, Charles Barkley ne voulait pas laisser tomber son ami. Une belle attention que l’on avait pas l’habitude de voir chez lui.

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