NBA – La leçon de savoir-vivre de Michael Jordan en tournant The Last Dance

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Dans toutes les oeuvres traitant de la carrière de Michael Jordan, un élément ressort aussi souvent que ses succès sportifs : il n’était pas forcément le plus aimable des êtres humains. Pourtant, sur le tournage de The Last Dance, il a donné une vraie leçon de savoir-vivre aux équipes. Il faut toujours se méfier des « on-dit ».

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S’entretenir avec Michael Jordan est quasiment une mission impossible aujourd’hui, et pourtant, pour la réalisation de son documentaire The Last Dance, Jason Hehir a eu la chance d’interviewer His Airness à 3 reprises. Après le succès du premier, le réalisateur a décidé de retourner en Floride avec la même équipe de tournage pour mener le second entretien, et c’est là qu’il a pris une leçon de savoir-vivre de la part du légendaire n°23. Il raconte à The Athletic.

Nous n’arrivions pas à croire à quel point la première interview s’était bien passée. Alors je voulais retourner voir MJ avec la même équipe. Dans cette équipe, il y avait une maquilleuse qui était tombée enceinte entre nos deux rendez-vous chez Jordan, et c’est comme ça que j’ai su qu’il était encore une fois de très bonne humeur.

Dès notre arrivée, il a été plus que prévenant avec elle, il lui posait des questions sur le bébé, sur la grossesse. Et quand quelqu’un lui a proposé un cigare, il a dit : « sérieusement ?! Il y a une femme enceinte parmi nous… Faites attention à vos bonnes manières ! »

Le Michael que nous avons vu ce jour là était le typique gentleman du Sud des États-Unis. J’ai lu les mêmes livres que tout le monde. Je ne savais pas si j’allais tomber sur un Michael énervé après une défaite au golf, ou sur un Michael qui ne voulait pas parler ce jour là.

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D’ailleurs, il valait mieux avoir un Michael Jordan heureux ce jour-là, car c’est au cours de la seconde interview qu’ont été abordés tous les sujets les plus sensibles de sa carrière, comme son addiction aux jeux, l’assassinat de son père, et sa première retraite de 1993. Oui cette même retraite qui a fait fondre LeBron James en larmes.

Au final, de ce que raconte le réalisateur, les 3 interviews n’auraient pu mieux se dérouler. Un MJ bavard, qui ne recule devant aucun sujet épineux, et surtout, un MJ joueur, qui a su faire ressortir son petit côté trash-talker.

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À la fin de chaque interview, j’aime bien tourner 10 secondes de silence, où tout le monde, y compris le sujet, se tait, pour me permettre d’avoir le bruit d’ambiance de la pièce. C’est une astuce simple pour faciliter le montage par la suite.

J’ai donc dit : « 10 secondes de silence pour l’ambiance, je lance le chrono ». J’ai compté dans ma tête, et quand j’ai dit que tout était bon, Michael m’a regardé et m’a dit : « c’était 13 secondes de silence ».

De ce qu’on voit sur nos écrans tous les lundis, Jason Hehir a en effet fait face à un Michael Jordan détendu et de bonne humeur. Le résultat final n’aurait peut-être pas été si plaisant dans le cas contraire.

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