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NBA – Le Bull qui a osé tenir tête à Michael Jordan… et qui l’a ridiculisé

michael jordan chicago bulls
(DR)

Véritable tyran dans le vestiaire de Chicago, Michael Jordan ne voyait que rarement ses coéquipiers le confronter. L’un d’eux a pourtant pris ce risque, et l’a parfaitement assumé par la suite.

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S’il a tant attendu avant d’autoriser la diffusion de The Last Dance, c’est en partie parce qu’il craignait de voir son image dégradée par les images que renfermait le documentaire. Joueur exemplaire sur les parquets, Michael Jordan l’était beaucoup moins dans les vestiaires. Ses méthodes auprès de ses coéquipiers ont en effet énormément fait réagir.

De manière à conserver l’attention et le dévouement de ses partenaires au quotidien, His Airness avait recours à des pratiques proches de celles d’un dictateur. Autoritaire au possible, il s’assurait de leur transmettre sa mentalité de tueur. En revanche, il ne se laissait en aucun cas marcher sur les doigts, en tant que leader affirmé du groupe.

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Ce constat s’appliquait déjà au début de la dynastie des Bulls, mais peut-être encore plus à l’entame du second three-peat. Au summum de sa popularité, MJ pouvait s’appuyer sur l’immense admiration que lui vouaient ses partenaires. Mais pas sur celle de Robert Parish. L’ancien intérieur racontait à Jackie MacMullan d’ESPN en 2012 :

Je lui ai dit : « Je ne suis pas aussi admiratif de toi que ces autres gars. Moi aussi, j’ai des bagues. » À ce moment-là, il m’a répondu : « Je vais te botter le cul. » J’ai fait un pas pour me rapprocher de lui, et je lui balancé : « Non, tu ne vas pas le faire. » Après ça, il n’a jamais osé m’embêter.

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Arrivé en 1996 à Chicago, le mythique pivot, alors âgé de 43 ans, comptait déjà 20 saisons à son actif dans la ligue, et pas moins de 3 bagues de champion. Autrement dit, autant que Jordan. Dès lors, du haut de toute son expérience et avec son caractère bien trempé, il a tout de suite souhaité montrer à Mike qu’il n’était pas du genre à se laisser dominer.



Une attitude culottée, mais qui a fait ses preuves. En tant que mâle alpha, MJ savait apprécier ce genre de répondant, et a ainsi découvert qu’il pouvait compter sur son nouvel intérieur. Ce dernier ne s’en est cependant pas arrêté là. Dans une récente interview pour NBC Sports Chicago, il livre une autre anecdote du même acabit.

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On était à l’entrainement, et on a joué, genre, six matchs en 5 points gagnants. Après les deux premiers, Phil (Jackson) m’a mis avec les remplaçants, avec qui je jouais toujours. Avec mes gars de la second unit, on a réussi à botter le cul des titulaires sur 4 matchs de suite. Michael l’a mal pris, donc je lui ai demandé : « Alors, t’as aimé cette raclée ? »

Il n’a pas apprécié parce qu’évidemment, personne ne lui parlait et ne le challengeait comme ça. Donc il m’a dit de faire attention, parce qu’il risquait de me le faire payer. Et je lui ai répondu : « Je n’ai pas peur de toi. J’ai joué avec certains des gars les plus durs de l’histoire. Je suis censé avoir peur de toi ? » Vous savez, il m’a regardé comme si je lui avais mis une gifle ! (Rires)

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Mais ces petits accrochages n’ont pas empêché les deux hommes de s’entendre sur les terrains. Malgré ces provocations envers la superstar, Parish lui vouait le plus profond respect. Tout cela a permis aux Bulls de signer l’une des, voire la meilleure saison de l’histoire, et de retrouver le chemin du titre quelques mois plus tard.

Vieux de la vieille, Robert Parish avait passé l’âge de se soumettre au leadership tyrannique de Michael Jordan à son arrivée aux Bulls. Bien lui en a pris, puisqu’il a obtenu la confiance du numéro 23 de la sorte, et a conquis un 4ème trophée Larry O’Brien à ses côtés.

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