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UFC – « Je dessinais des croix gammées sur mon bras avant d’aller à l’école »

Dana White en colère contre les journalistes
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La majorité des stars de l’UFC ont des parcours compliqués, comme Francis Ngannou, passé par la rue avant d’atteindre les sommets. Sean Strickland ne fait pas exception, lui qui a grandi dans une famille ravagée par l’alcool et le racisme. En primaire, il a également baigné dans le néo-nazisme. Il raconte son enfer.

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Dans les sports de combat il y a ceux qui sont là par passion, qui aiment l’exigence des entrainements et le dépassement, qui aiment se frotter à des adversaires dans le respect le plus total, et puis il y a ceux qui sont là pour extérioriser une colère et une haine viscérale. Sean Strickland, actuellement sous contrat à l’UFC, fait visiblement partie de cette seconde catégorie de combattants… Il faut dire qu’il a vécu une enfance plus que difficile. Il racontait récemment à Ariel Helwani :

Sean Strickland : Je me souviens faire des câlins à ma mère dans la cuisine quand j’étais petit, et mon père, ivre et alcoolique, lui disait qu’il allait la découper en petit morceaux et qu’il allait l’enterrer dans le jardin avec une bouteille d’acide. J’ai grandi avec des souvenirs comme celui-ci depuis que j’ai l’âge de me rappeler des choses. Forcément à un moment ça joue sur ton cerveau et ça te fait réfléchir d’une certaine manière.

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Sean Strickland, un néo-nazi dès l’école primaire ?

Forcément influencé par cette ambiance morbide chez lui, Sean Strickland a commencé à développer certaines pulsions meurtrières dès son enfance : c’est le MMA qui lui a d’ailleurs permis de se relever et d’extérioriser cette colère dangereuse pour lui et pour les autres. Surtout qu’il n’était pas aidé par le reste de sa famille à l’époque. Toujours au micro d’Ariel Helwani, il raconte comment son grand-père a fait de lui… un jeune néo-nazi.



Sean Strickland : J’étais si énervé… J’ai eu tellement de mauvaises fréquentations dans ma jeunesse que ça me faisait du bien de détester quelqu’un. Mon grand-père était une énorme m*rde. Quand j’étais petit je ne pouvais pas le savoir, je l’idolâtrais simplement comme un héros. Il m’a rempli la tête de choses folles. J’étais en primaire et je déblatérais de la propagande nazi sans savoir ce que ça voulait dire. Il était mon modèle, la figure paternelle.

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Je dessinais des croix gammées sur mon bras avant d’aller à l’école et je me baladais dans les couloirs sans savoir ce que cela représentait. Mon grand-père est mort et j’ai fini par le détester. Quand tu es raciste tu n’avances pas dans la vie, les gens te mettent de côté et te regardent bizarrement. Personne n’aime les racistes, alors je l’ai haï pour en avoir fait de moi un.

Heureusement pour lui, Sean Strickland a réussi à se sortir de ce cercle vicieux grâce au combat. Il a découvert d’autres cultures, il a voyagé, il a trouvé un moyen de transformer sa colère en une énergie positive dans l’octogone, et son avenir est désormais brillant à l’UFC. Et quelque soit la suite de sa carrière, réussir à se sortir d’un tel environnement restera toujours sa plus belle victoire.

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Sean Strickland aie toujours la violence, mais surtout dans l’octogone, ce qui est l’essence même de son métier. Espérons qu’il ne retombera pas dans ses travers à la retraite…

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