NBA – Dilemme en vue pour les Knicks et un Français bientôt impliqué ?

NBA Jalen Brunson et Karl-Anthony Towns
NBA (DR) / Karl-Anthony Towns (Youtube)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Les coulisses financières de la NBA pèsent de plus en plus lourd dans les décisions sportives, et certaines équipes se retrouvent face à un véritable casse-tête. À New York, la situation intrigue particulièrement alors que les ambitions restent élevées pour la saison à venir. La direction se prépare à jongler entre contraintes économiques et exigences sportives.

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Le fameux « second apron », ce seuil financier qui effraie de nombreuses organisations, est au cœur des discussions. Les Knicks, eux, semblent déterminés à ne pas se laisser paralyser par cette règle, l’objectif ultime demeurant la quête d’un titre. Comme l’a rappelé un observateur, si les soucis financiers arrivent après une bague, personne dans l’environnement new-yorkais ne s’en plaindra vraiment. En revanche, cette contrainte pourrait pousser la franchise à agir différemment au cours de l’année.

Jack Simone, journaliste de FanSided, s’est appuyé sur l’analyse de Luke Adams de Hoop Rumors pour détailler les options du front office. « Il existe techniquement une manière différente de gérer ce 14e spot sur le roster, mais cela impliquerait de libérer du salaire, soit via un échange, soit grâce à la stretch provision, une option disponible encore quelques jours seulement », a expliqué Adams. Selon lui, Pacome Dadiet, sélectionné au premier tour en 2024, pourrait représenter la cible la plus logique dans une hypothèse de transfert allégeant les comptes.

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Une marge de manœuvre réduite pour la franchise

En complément, Simone a souligné que New York se retrouve dans une impasse budgétaire, où chaque décision doit être minutieusement calculée. Les possibilités d’ajouter un joueur de haut niveau sont limitées, sous peine de lourdes conséquences fiscales. « Le problème, c’est que les Knicks sont coincés financièrement. Il n’existe pas beaucoup de solutions pour échapper à leur situation actuelle, mais l’une d’elles pourrait passer par une deadline active », a-t-il précisé. Un message clair qui met en évidence la complexité du dossier.



Reste que l’issue dépendra largement de la première moitié de saison. Si l’équipe parvient à enchaîner les succès et à se placer parmi les candidats au titre, le front office n’hésitera peut-être pas à prendre un risque supplémentaire, même si cela implique de dépasser certaines limites financières. La dynamique sportive pourrait alors dicter la stratégie, au détriment des chiffres.

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À l’inverse, un démarrage plus compliqué forcerait probablement les Knicks à réfléchir à des ajustements plus profonds. L’option d’un échange en cours d’année reviendrait alors avec insistance, avec l’idée de remodeler l’effectif avant d’attaquer la dernière ligne droite. Le cas Dadiet pourrait, dans ce scénario, redevenir un sujet central, son salaire représentant une marge exploitable.

Ce qui semble certain, c’est que New York ne peut pas rester totalement passif. Entre le poids de la masse salariale et la pression d’un marché qui n’accepte pas l’attente, les décisions devront être rapides et décisives. Le second apron, loin d’être une simple règle abstraite, pourrait donc jouer un rôle déterminant dans la trajectoire des Knicks cette saison.

Conférence Est NBA 24/24 New York Knicks