NBA – LeBron James agacé par son rôle aux Lakers ? Il répond cash : « Tout ce que je veux, c’est…

LeBron James en conférence de presse
NBA (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

À ce stade de sa carrière, LeBron James pourrait légitimement prétendre au même rôle central qu’il a occupé pendant deux décennies. Pourtant, cette saison semble marquer un virage, celui d’un vétéran qui accepte de redéfinir son impact pour préserver la dynamique collective. Derrière cette évolution, une idée simple : gagner reste la seule priorité, et peu importe la manière.

Publicité

Depuis son retour à la compétition, LeBron s’intègre différemment dans le jeu des Lakers, laissant davantage la création à Luka Doncic et Austin Reaves. Cette adaptation tranche avec ses habitudes, mais elle illustre une maturité rare pour un joueur habitué à dominer le ballon. En choisissant de privilégier l’efficacité plutôt que le volume, il contribue à fluidifier une attaque qui s’appuie désormais sur plusieurs meneurs naturels. Cette transformation contribue largement à l’excellent début de saison de Los Angeles.

Dans ce contexte, la vision du jeu proposée par JJ Redick et son staff joue un rôle déterminant. Le système encourage la polyvalence et multiplie les sources de danger offensif, ce qui allège considérablement la charge de LeBron. Loin d’être un recul, ce repositionnement lui permet de s’exprimer avec davantage de précision dans les moments clés. Peu à peu, c’est toute l’organisation qui semble profiter de cette évolution sans que l’identité de l’équipe en souffre.

Publicité

Une polyvalence revendiquée au service de l’efficacité

Lors d’un échange avec Steve Nash dans le podcast Mind The Game, LeBron a expliqué sans détour sa nouvelle philosophie. En décrivant son rôle, il a confié : « Ça va sans dire, je suis un couteau suisse. Spot-up, recevoir le ballon de Luka ou d’AR, poser des écrans en transition ou les glisser, ralentir le jeu en demi-terrain… peu importe ce qu’on me demande ». Il a ajouté : « Tout ce qui m’importe, c’est gagner. J’ai tout accompli dans ma carrière, dont le fait de gagner, et je veux continuer. Je m’adapte à ce dont l’équipe a besoin, quel que soit le rôle ». Une déclaration qui résume parfaitement son état d’esprit actuel.



Les statistiques confirment cette mutation progressive : moins de tirs, mais une efficacité remarquable et une prise de décision toujours aussi fine. À près de 18 points, près de 9 passes et 5 rebonds de moyenne, LeBron n’a rien perdu de son influence. Il agit davantage en chef d’orchestre et laisse la haute intensité à ceux qui ont l’énergie de porter la création sur de longues séquences. Cette redistribution des responsabilités permet à l’organisation de ne pas dépendre d’un seul moteur offensif.

Publicité

L’ascension de Luka Doncic n’est évidemment pas étrangère à cette dynamique. Avec un taux d’usage colossal et un niveau proche de celui d’un MVP, le meneur slovène assume un rôle central que LeBron occupait encore récemment. Reaves, de son côté, complète ce duo avec une régularité nouvelle, ce qui réduit encore la nécessité de solliciter James en continu. Cette approche plus équilibrée ouvre des perspectives intéressantes pour la suite de la saison.

La réussite actuelle des Lakers confirme le bien-fondé de cette transition. Avec un bilan déjà impressionnant, l’équipe s’installe parmi les valeurs sûres de la conférence Ouest. Le leadership de LeBron, désormais plus discret mais toujours déterminant, facilite la cohésion et stabilise les rotations, même lors des périodes d’absence. Si cette formule continue de porter ses fruits, elle pourrait allonger significativement la fenêtre de compétitivité de l’organisation.

Conférence Ouest LeBron James Los Angeles Lakers NBA 24/24