Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
LeBron James a connu une frayeur qui aurait pu changer bien des choses, sans que cela ne débouche sur un nouveau coup d’arrêt. Lors de la victoire des Lakers face au Jazz, la superstar a brièvement inquiété tout le monde avant de reprendre sa place. Les images étaient pourtant inquiétantes.
La scène s’est produite en plein match contre le Jazz, après un contact qui a immédiatement fait craindre le pire. Touché au genou, LeBron James est resté au sol quelques instants, déclenchant une vive inquiétude sur le banc. L’action rappelait de mauvais souvenirs, d’autant plus que le genou concerné est le même que celui qui l’avait limité lors de la précédente campagne de playoffs. Très vite, le staff médical s’est précipité pour évaluer la situation.
Une frayeur révélatrice de la fragilité des Lakers
Malgré la douleur, LeBron a livré une prestation complète, assumant la création et la gestion du tempo dans les moments décisifs. Il a terminé la rencontre avec 28 points, sept rebonds et dix passes, montrant qu’il pouvait toujours dicter le jeu quand son corps le lui permet. Cette capacité à répondre présent, même diminué, reste un atout majeur pour Los Angeles dans une saison déjà marquée par plusieurs absences.
Après la rencontre, LeBron James a tenu à expliquer ce qu’il avait ressenti, cherchant à rassurer sans minimiser l’incident. « J’ai ressenti une douleur vive au genou, sur la partie interne. J’ai dit à Mike, mon kiné, qu’on avait évité le pire. C’est le même genou que celui qui m’avait posé problème l’an dernier », a-t-il confié. Ces mots résument parfaitement l’état d’esprit du joueur et du staff : soulagement immédiat, mais vigilance constante.
Cette alerte prend encore plus de poids au regard de son début de saison haché. Entre une sciatique persistante et des douleurs articulaires au pied, James n’a disputé que neuf matchs jusqu’ici. Chaque apparition est donc précieuse, mais aussi accompagnée d’une gestion minutieuse de son temps de jeu et de son exposition au risque. Les Lakers savent qu’ils ne peuvent pas se permettre de le perdre sur la durée.
Cette frayeur rappelle enfin une réalité incontournable pour les Lakers. Leur saison dépend plus que jamais de la capacité de LeBron à rester sur le parquet. À 40 ans, la marge d’erreur est minime, et chaque contact devient un signal d’alarme potentiel. Pour l’instant, Los Angeles peut souffler, mais la prudence restera le maître-mot tant que James sera au cœur du projet.
