Avant son décès, l’aveu choc de Brigitte Bardot : « Sur les tournages, j’adorais quand les techniciens me…

Brigitte Bardot
INA (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Disparue récemment, Brigitte Bardot laisse derrière elle une œuvre immense et une personnalité qui n’a jamais cessé de diviser. Icône absolue du cinéma français, elle aura aussi marqué par ses prises de position sans concession. Parmi elles, certaines déclarations sur les rapports hommes-femmes continuent de faire débat. Des propos assumés, révélateurs d’une autre époque.

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Mythe du septième art et figure centrale de la culture populaire française, Brigitte Bardot a incarné dès les années 1950 une forme de liberté inédite. Révélée au grand public avec Et Dieu créa la femme, la comédienne parisienne est rapidement devenue bien plus qu’une actrice, s’imposant comme le premier sex-symbol à la française. Entre provocation, sensualité et émancipation, Brigitte Bardot a durablement influencé le cinéma, la mode et les mentalités.

Durant les décennies 1950 à 1970, celle que le monde entier surnommait BB a multiplié les rôles emblématiques, imposant une image de femme affranchie des conventions. Cette liberté revendiquée, elle l’a toujours assumée, y compris bien après avoir quitté les plateaux. Dans les dernières années de sa vie, l’ancienne actrice s’était notamment illustrée par ses critiques virulentes du mouvement Me Too.

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À l’instar d’autres figures de sa génération, comme Catherine Deneuve, elle estimait que les rapports entre hommes et femmes avaient radicalement changé et que les juger avec les critères actuels relevait, selon elle, d’un anachronisme. Une vision qu’elle défendait sans détour. C’est dans un entretien accordé au Point, quelques temps avant sa disparition, que Brigitte Bardot était revenue sur son rapport à la liberté et sur l’image qu’on lui a longtemps attribuée :

« Je n’ai jamais songé un instant incarner le mouvement de libération des femmes. Tout ça, je l’ai fait parce que je refusais de rester derrière les barreaux des conventions de l’époque : je voulais être moi-même. »

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L’ancienne star est ensuite allée plus loin, évoquant l’atmosphère des tournages de son époque et des comportements aujourd’hui unanimement condamnés… qu’elle appréciait beaucoup :

« Pendant les tournages, j’adorais qu’on me mette les mains aux fesses quand je passais. C’était la spécialité des machinistes. Des gens très gentils, tous des super copains. Sur les tournages, les ambiances étaient libres, familiales. »

Ces propos heurtent forcément la sensibilité contemporaine. Ils illustrent toutefois le décalage profond entre une génération issue d’un cinéma régi par d’autres normes et une société actuelle bien plus attentive aux notions de consentement et de violences sexuelles. Brigitte Bardot n’a jamais cherché à réinterpréter son passé à l’aune des combats modernes.

À travers ces déclarations, la comédienne dénonçait surtout ce qu’elle considérait comme une dérive, celle d’une mise au pilori médiatique d’hommes parfois encore présumés innocents. Une critique qu’elle a portée jusqu’au bout, convaincue que certaines accusations pouvaient détruire des vies et des carrières sans procès équitable.

Jusqu’à sa mort, Brigitte Bardot est restée fidèle à elle-même, farouchement libre, radicale dans ses opinions et résolument inclassable. Ses paroles, parfois choquantes, continuent d’alimenter le débat, rappelant combien son héritage dépasse largement le cadre du cinéma et s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution des mœurs et des mentalités.

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