Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La défense des Lakers est devenue l’un des sujets les plus brûlants de ce début d’année NBA. Match après match, les mêmes critiques reviennent, souvent dirigées vers les mêmes visages. Dans ce contexte tendu, certaines voix tentent toutefois de nuancer un débat devenu très polarisé.
Depuis plusieurs semaines, Luka Doncic et LeBron James concentrent une grande partie des reproches liés aux difficultés défensives de la franchise de Los Angeles. Leur implication, leur mobilité et leur régularité de l’autre côté du terrain sont régulièrement pointées du doigt, notamment lors des larges défaites concédées. À force de répétition, cette lecture finit par s’imposer comme une évidence pour une partie des observateurs.
Face à cette avalanche de critiques, Rich Paul a tenu à remettre certaines choses en perspective. « En général, ce n’est pas ta superstar qui va être ton joueur All-Defensive », a expliqué l’agent influent, rappelant que le rôle principal de ce type de joueur reste d’assumer un poids offensif considérable. Il a également évoqué LeBron James, estimant que « si tu dois compter sur un joueur de 41 ans pour porter ta défense, alors le problème est ailleurs », soulignant ainsi une responsabilité plus globale.
Une responsabilité qui dépasse les deux stars
Pour Rich Paul, focaliser le débat uniquement sur Doncic et James revient à masquer des lacunes structurelles plus profondes. Une défense performante repose avant tout sur la cohérence collective, les rotations, la communication et la complémentarité des profils. Sans spécialistes capables de compenser certaines limites individuelles, même les plus grands talents peuvent être exposés.
Cette analyse renvoie directement aux choix effectués par la direction sportive et le staff. Construire un effectif autour de deux créateurs majeurs implique forcément des ajustements, notamment sur les postes périphériques. Sans soutiens défensifs constants, les efforts demandés aux leaders deviennent difficilement soutenables sur une saison entière.
Cela ne signifie pas pour autant que Doncic et James soient exempts de tout reproche. Leur implication, leur langage corporel et certaines séquences sans ballon nourrissent légitimement les débats. Mais pour Paul, ces éléments doivent être remis dans un contexte plus large, celui d’une équipe encore en construction et régulièrement déséquilibrée.
À l’approche de la date limite des échanges, la pression monte autour des décisions à venir. Renforcer la défense semble être une priorité évidente, mais les marges de manœuvre restent limitées. Même en cas de mouvement majeur, certains doutent que cela suffise à transformer radicalement l’identité de l’équipe.
