Par Rédaction | Sport
Los Angeles traverse une séquence délicate, marquée par plusieurs défaites nettes et une défense de plus en plus poreuse. Avec 21 victoires pour 11 défaites, les Lakers restent bien placés à l’Ouest, mais les signaux envoyés sur le terrain inquiètent. L’intensité défensive, en particulier, semble en décalage avec les ambitions affichées en début de saison.
Statistiquement, le constat est sévère. Les Lakers encaissent plus de 118 points pour 100 possessions, ce qui les place dans le bas de la ligue en matière de rating défensif. Une faiblesse structurelle qui alimente les critiques, surtout lorsque les stars censées donner le ton apparaissent moins impliquées sur ce côté du terrain. Et dans ce débat, le nom de LeBron James revient inévitablement.
À 41 ans, LeBron n’est évidemment plus le défenseur omniprésent qui collectionnait les sélections dans les équipes All-Defensive. Pourtant, pour beaucoup d’observateurs, le problème n’est pas l’âge mais l’engagement. Certaines séquences montrent un LeBron passif, peu agressif sur les lignes de passe ou en retard dans les rotations, offrant des paniers faciles à l’adversaire. Une situation d’autant plus problématique qu’il partage le parquet avec Luka Doncčić, lui aussi souvent pointé du doigt pour ses lacunes défensives.
Une défense mise en réserve pour les moments décisifs
C’est précisément sur ce point que Max Kellerman a livré son analyse. Pour le consultant américain, LeBron James ne serait pas incapable de défendre, mais ferait un choix assumé. « Il ne joue pas vraiment en défense en saison régulière. Il économise sa défense pour les moments à fort enjeu. Si le match se joue sur une ou deux possessions, là, il va défendre. En playoffs aussi, surtout dans les moments décisifs », a-t-il expliqué, soulignant une gestion très calculée de l’effort.
Cette lecture s’appuie sur une réalité physique difficilement contestable. LeBron doit encore porter une énorme charge offensive, créer du jeu, attaquer le cercle et sanctionner à mi-distance. Lui demander, en plus, d’être constant défensivement sur 48 minutes relève presque de l’utopie. Kellerman l’a résumé sans détour en rappelant que l’âge impose des choix : produire offensivement ou s’user prématurément en défense.
Ce débat dépasse d’ailleurs la seule personne de LeBron James. Kellerman n’a pas hésité à élargir la critique à Luka Doncčić, estimant que le Slovène devait lui aussi montrer davantage d’engagement défensif, au moins dans les principes collectifs. L’addition de deux superstars orientées vers l’attaque expose forcément la franchise à des déséquilibres, surtout lorsque l’intensité globale baisse.
Depuis plusieurs saisons, les Lakers vivent avec cette contradiction permanente. Leur potentiel offensif est immense, capable de rivaliser avec n’importe quelle équipe de la ligue. Mais sans une implication défensive plus constante, même minimale, les limites apparaissent rapidement. À l’approche des échéances importantes, la question n’est donc pas de savoir si LeBron peut encore défendre, mais quand et à quel prix il choisira de le faire.
