Par Rédaction | Sport
La saison avance et les Lakers affichent un bilan flatteur dans une Conférence Ouest très disputée. Pourtant, derrière les victoires, certaines interrogations persistent. Les performances face aux meilleures équipes de la ligue laissent planer un doute réel. Et un ancien de la maison n’a pas hésité à mettre des mots dessus.
Avec 21 victoires pour 11 défaites, la franchise de Los Angeles occupe la cinquième place à l’Ouest. Sur le papier, le classement est solide et confirme une certaine régularité. Mais ce bilan masque une réalité plus nuancée, notamment lorsque l’équipe affronte des adversaires de haut niveau. Les succès sont souvent acquis face à des formations en difficulté, tandis que les chocs face aux cadors tournent plus fréquemment à l’avantage de l’opposition.
Nick Young, ancien joueur des Lakers, a livré une analyse très directe de la situation. Selon lui, l’équipe domine ce qu’elle doit dominer, sans jamais réellement inquiéter l’élite. Une lecture qui s’appuie sur les résultats récents, avec plusieurs lourdes défaites face à des franchises au bilan positif. Pour Young, ce décalage est trop visible pour être ignoré.
Des chiffres similaires, mais des dynamiques opposées
Son jugement est sans détour et reflète une frustration partagée par une partie des observateurs. « Les Lakers sont un peu la meilleure des équipes moyennes de la ligue. Quand ils jouent contre les très bonnes équipes, celles qu’on va vraiment retrouver en playoffs, ils ne sont pas au niveau. Pour moi, c’est évident », a-t-il affirmé. Une sortie qui résume parfaitement le malaise autour du statut réel de cette équipe.
Pour certains, le faible différentiel des Lakers montre une capacité à gagner des matchs serrés. Pour d’autres, il illustre surtout une équipe qui survit plus qu’elle ne domine. Cette ambiguïté nourrit le débat sur leur capacité à tenir sur la durée, surtout lorsque l’intensité montera en playoffs et que chaque possession comptera davantage.
Nick Young a également insisté sur l’aspect collectif et hiérarchique, en opposant la clarté du projet à Houston à la situation à Los Angeles. « À Houston, tout le monde sait ce qu’il a à faire. Il n’y a aucune confusion sur le rôle de chacun. À Los Angeles, il faut avoir cette discussion avec LeBron. Est-ce qu’on veut vraiment gagner ? Si oui, il faut définir clairement le meilleur trio possible », a-t-il expliqué.
Cette question de leadership et de rôles reste centrale dans l’analyse des Lakers. Entre LeBron James, Luka Dončić et le reste de l’effectif, l’équilibre n’est pas toujours évident à trouver. Le talent individuel est indiscutable, mais l’alchimie collective semble encore fragile face aux équipes les mieux structurées de la ligue.
