Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La saison des Mavericks de Dallas s’enlise et les questions autour de l’avenir de la franchise se multiplient. Avec un bilan très négatif, les playoffs semblent déjà s’éloigner. Dans ce contexte, les rumeurs de transfert prennent de l’ampleur. Et au cœur des discussions, un nom revient sans cesse : Anthony Davis.
Dallas occupe actuellement la treizième place de la Conférence Ouest avec un bilan de 12 victoires pour 23 défaites. Un classement qui pousse logiquement les observateurs à envisager un virage vers le futur plutôt qu’une course illusoire à la qualification. L’objectif affiché serait désormais de construire autour de Cooper Flagg, considéré comme la nouvelle pierre angulaire du projet.
Pour beaucoup, ce chantier passerait forcément par un mouvement majeur avant la date limite des échanges, fixée au 5 février. Anthony Davis apparaît comme la principale pièce susceptible de rapporter des jeunes joueurs et des choix de draft. Pourtant, en interne, la situation est bien plus délicate qu’il n’y paraît.
Le poids du transfert de Luka Dončić
Tim MacMahon, journaliste ESPN très proche des Mavericks, a refroidi les ardeurs concernant un départ imminent de l’intérieur. Selon lui, la direction hésite fortement, freinée par le contexte très particulier du transfert qui avait amené Davis à Dallas. « Il y a ce nuage noir lié à ce que Dallas a lâché pour obtenir Anthony Davis. Penser qu’il sera forcément échangé avant la deadline est dangereux. Pour moi, c’est pile ou face, et je miserais plutôt sur le fait qu’il reste », a-t-il expliqué.
Le 1er février 2025, Dallas avait pris une décision historique en envoyant Luka Dončić aux Lakers en échange d’Anthony Davis. Malgré le pedigree impressionnant du pivot, le départ du Slovène a laissé une cicatrice profonde chez les supporters et au sein de la franchise. Aujourd’hui, échanger Davis reviendrait presque à admettre un double échec.
MacMahon souligne plusieurs freins majeurs. Le premier concerne la santé du joueur, souvent touché physiquement cette saison, avec seulement 17 matchs disputés. Le second est contractuel, puisque Davis pourrait exiger une prolongation massive ou tester le marché s’il change de franchise. « Il y a cette pression de ne pas faire passer ce transfert pour le pire de l’histoire de la NBA. Anthony Davis n’a pas une valeur qui permet d’obtenir à la fois un jeune joueur en pleine progression et un gros paquet de choix de draft », a-t-il ajouté.
Pour Tim MacMahon, l’échange idéal reste malgré tout très limité en termes d’image. « Le transfert parfait pour Dallas, ce serait beaucoup de contrats expirants, un jeune joueur prometteur et un choix de draft. Mais même ça, ça ne gagnera pas la conférence de presse », a-t-il estimé. Une phrase qui résume bien l’impasse dans laquelle se trouve la franchise.
