Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
À 41 ans, au cœur d’un effectif profondément remodelé, LeBron James continue d’influencer les matchs sans forcément monopoliser le ballon. Une réalité qu’il assume, tout en prenant soin de rappeler qu’elle change profondément sa manière de jouer.
Depuis plusieurs semaines, la star des Lakers insiste sur un point précis : il touche beaucoup moins la balle qu’auparavant. Après la défaite face à Detroit, puis surtout après la victoire contre Memphis, LeBron a de nouveau évoqué ce rôle plus discret dans la création, conséquence directe de l’arrivée de Luka Dončić et de l’utilisation fréquente d’Austin Reaves comme porteur de balle.
Face aux Grizzlies, James a pourtant été omniprésent autrement. Avec dix passes décisives pour une seule perte de balle, il a illustré cette nouvelle efficacité, basée sur la précision et la lecture du jeu. « Il faut comprendre à quel point le ballon est précieux, surtout quand ton taux d’utilisation baisse. Tu ne peux pas te permettre de perdre des ballons quand tu l’as peu en main », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de chaque décision.
Un rôle différent, une influence intacte
Cette saison, le taux d’utilisation de LeBron est tombé à 26 %, le plus bas de toute sa carrière, même inférieur à celui de son année rookie. Son volume de tirs est lui aussi en net recul, avec seulement 15,6 tentatives par match, un minimum historique pour lui. Pourtant, cette baisse statistique n’a pas effacé son impact sur le jeu collectif.
Contre Memphis, il a encore prouvé qu’il savait choisir ses moments : 26 points à 8 sur 14 au tir, sept rebonds, dix passes et une activité constante dans les temps forts. Sa capacité à provoquer des fautes illustre aussi cette adaptation, avec un taux de lancers francs inédit depuis sa première saison à Los Angeles.
Interrogé sur cette évolution, James a livré une réflexion plus globale sur sa longévité et sa polyvalence. « Être un joueur complet. Je dois être capable d’adapter ma manière de jouer à ce que l’équipe veut faire. Je joue beaucoup sans le ballon cette saison, alors je choisis mes spots et je trouve des moyens d’être productif pour aider l’équipe à gagner », a-t-il confié.
Puis, avec une confiance intacte, il a résumé sa philosophie actuelle : « Je n’ai pas de lacunes dans mon jeu. Ça aide quand il faut faire exactement ce dont l’équipe a besoin à un instant précis ». Une déclaration qui résume parfaitement son approche : moins de ballons, mais toujours autant de contrôle sur le destin collectif.
