Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Aux Lakers, Luka Doncic est souvent la cible des critiques, notamment pour sa défense. Même LeBron James a été cité dans ce débat. Une sortie qui agace Rich Paul, pas vraiment d’accord. Il en profite même pour s’en prendre… aux Lakers.
Depuis plusieurs semaines, Luka Dončić cristallise une partie des frustrations. Sa défense est pointée du doigt, parfois érigée en explication principale des limites de la franchise. Pourtant, en coulisses, certains observateurs estiment que ce procès permanent masque une réalité beaucoup plus large, liée à la construction même de l’effectif.
C’est dans ce contexte que Rich Paul a livré une analyse particulièrement tranchante. L’agent star a balayé l’idée selon laquelle une amélioration défensive de Dončić changerait radicalement la donne. « Vous mettez tous vos œufs dans le même panier en vous demandant si Luka va défendre. Franchement, même s’il se transformait en Tony Allen dès maintenant, ça ne changerait rien », a-t-il lâché, remettant en cause le raisonnement global autour des difficultés des Lakers.
Un effectif qui pose question bien au-delà de Dončić
Pour Rich Paul, le cœur du problème est ailleurs. Selon lui, attendre un hypothétique miracle individuel revient à ignorer les failles structurelles de l’effectif. Il plaide pour des ajustements concrets, sans pour autant sacrifier l’avenir, et dénonce une forme de « fantasy basketball » qui consisterait à patienter indéfiniment pour un nom clinquant. « Chaque saison est différente. On ne peut pas se permettre de jeter une année à la poubelle en attendant le scénario parfait », insiste-t-il.
Cette vision s’inscrit dans une évolution plus large de la NBA. Là où les titres se gagnaient autrefois à coups de duos dominants, la tendance actuelle valorise la profondeur et la complémentarité. Rich Paul le souligne clairement : « Avant, il fallait deux joueurs largement au-dessus des autres. Aujourd’hui, c’est la force du nombre et l’équilibre qui font la différence ». Une lecture qui met directement en lumière les limites actuelles de la franchise californienne.
Car malgré un bilan flatteur en apparence, le sentiment général autour de la ligue reste le même : cet effectif, en l’état, n’est pas calibré pour aller au bout. Les manques défensifs collectifs, une rotation inconstante et une dépendance excessive aux leaders exposent régulièrement les Lakers face aux équipes plus profondes et mieux structurées.
Dans ce contexte, Dončić reste pourtant irréprochable sur le plan individuel. Ultra-sollicité, il continue d’afficher des statistiques d’élite tout en portant une charge offensive immense. Les critiques ciblant uniquement ses errements défensifs semblent donc, à la lumière des propos de Rich Paul, passer à côté de l’essentiel.
