Par Rédaction | Sport
L’attention se focalise naturellement sur Victor Wembanyama chez les Spurs, mais d’autres fondations se consolident loin des projecteurs. C’est par exemple le cas de Stephon Castle, et LeBron James est manifestement un fan.
Stephon Castle incarne justement cette constance, discrète mais essentielle, qui permet à une équipe de grandir sans vaciller du côté des Spurs. Pour LeBron James, cette dimension mentale et comportementale n’est jamais anodine. Et lorsqu’il s’arrête sur un jeune joueur, ce n’est jamais par hasard.
Derrière l’ascension collective des Spurs cette saison, Castle s’est affirmé comme bien plus qu’un simple complément. Dans un effectif riche en talents extérieurs, il a trouvé sa place grâce à une polyvalence constante et une présence sur les deux côtés du terrain. Son impact ne se mesure pas uniquement à ses statistiques, mais à sa capacité à structurer le jeu et à absorber les moments de tension.
Un plafond encore loin d’être atteint
Invité du podcast Mind the Game aux côtés de Steve Nash, LeBron James n’a pas caché son admiration pour le profil du jeune arrière. Il a notamment insisté sur un aspect rarement mis en avant chez les joueurs de cet âge : « J’adore ce gamin. J’ai beaucoup regardé ses matchs au lycée, puis à UConn. J’aime surtout son attitude ». Une remarque lourde de sens venant d’un joueur qui a traversé toutes les époques de la NBA.
Sur le plan purement sportif, la progression est nette. En seulement une saison, Castle est passé d’un rôle prometteur à celui de troisième option assumée derrière Wembanyama et De’Aaron Fox. Ses moyennes en hausse traduisent une prise de responsabilités évidente, tout comme son influence croissante dans les moments clés.
Steve Nash a lui aussi détaillé ce qui rend Castle si précieux : « C’est un joueur two-way sur tout le terrain, explosif vers le cercle, capable de créer pour les autres, dur, combatif en défense. Le dernier élément à se stabiliser, c’est le tir à trois points. Mais il peut les mettre ». Une analyse technique qui souligne un potentiel encore largement exploitable.
Si le tir extérieur reste perfectible, LeBron James ne s’en inquiète pas. Pour lui, la base est saine et le reste viendra avec le temps : « Son tir n’est pas cassé. Il est propre. C’est juste une question de répétitions ». Un message clair, qui en dit long sur la confiance qu’il accorde à l’éthique de travail du joueur. À San Antonio, l’avenir ne se résume donc pas à un seul phénomène. Wembanyama incarne le sommet, mais Castle en représente la stabilité.
