Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Derrière la performance collective et les statistiques flatteuses aux Lakers, une déclaration du coach a attiré l’attention et relancé un débat récurrent à Los Angeles sur LeBron James. Un aveu plutôt étonnant… et amusant.
Sur le parquet, tout semblait pourtant sous contrôle. LeBron James et Luka Dončić ont porté l’attaque avec autorité face aux Pelicans plus tôt dans la semaine, combinant efficacité et maîtrise dans les moments clés. À 41 ans, James continue d’impressionner par sa capacité à s’adapter, à lire le jeu et à imposer son tempo, même lorsque son corps n’est plus celui d’il y a dix ans.
Après la rencontre, JJ Redick a choisi la transparence pour évoquer sa relation avec sa star. Il a expliqué ajuster ses attentes et ses choix tactiques soir après soir, en fonction de ce que LeBron est capable de donner. Redick : « Je connais LeBron, je sais tout ce qu’il met dans ce jeu. C’est un peu comme Greg Maddux en fin de carrière : tous les soirs, il n’a pas son meilleur lancer, mais il en a assez pour gagner. Et moi, je suis son receveur, je dois savoir quel lancer appeler. »
Une relation de confiance… mais jusqu’où ?
Dans la foulée, l’entraîneur des Lakers a assumé une réalité rarement exprimée aussi frontalement dans une franchise de ce standing. Redick : « Parfois, il m’envoie balader et il appelle lui-même le système, et ça me va aussi. » Une phrase lourde de sens, qui confirme que LeBron James dispose d’une liberté exceptionnelle pour ajuster, voire modifier, les consignes en plein match.
Pour JJ Redick, cette dynamique repose avant tout sur le dialogue. Il a insisté sur les échanges constants qu’il entretient avec James pendant les rencontres afin de déterminer la meilleure façon de l’utiliser selon l’adversaire, les prises à deux ou son état physique. Redick : « Ce qu’il fait à 41 ans, et même à 40, c’est une autre forme de grandeur. Il faut comprendre comment l’utiliser au mieux chaque soir. » Une approche collaborative assumée, mais qui soulève forcément des questions sur l’autorité du coach.
Le problème, selon plusieurs observateurs, n’est pas tant LeBron lui-même que le signal envoyé au reste du vestiaire. Des rumeurs évoquent déjà des joueurs de complément qui auraient commencé à ignorer certaines consignes de Redick. Une situation d’autant plus sensible que l’entraîneur a récemment reconnu, dans un moment de tension, que tout le groupe n’adhérait pas toujours à ses directives.
À Los Angeles, JJ Redick marche donc sur un fil. Tant que les victoires s’enchaînent, cette gestion particulière de LeBron James sera perçue comme un mal nécessaire. Mais si les résultats venaient à faiblir, la question de l’autorité et du contrôle du vestiaire pourrait rapidement devenir centrale, avec des conséquences bien plus lourdes que quelques systèmes annulés en cours de match.
