Par Rédaction | Sport
Depuis plusieurs rencontres, l’association entre Luka Doncic et LeBron James prend une dimension particulière. Les chiffres sont éloquents, mais c’est surtout le discours qui marque. Après la rencontre face aux Pelicans, remportée 111-103, l’idée d’un leadership partagé – voire transmis – s’est imposée naturellement autour du Slovène, désormais au centre du projet californien.
Sur le terrain, cette complémentarité a été évidente. Les deux hommes ont cumulé 60 points, contrôlé le tempo et puni chaque erreur défensive. Dans une salle hostile, les Lakers ont trouvé de la continuité dans leur jeu, avec un duo capable de créer aussi bien pour lui-même que pour les autres, sans jamais donner l’impression de forcer les choses.
Interrogé après la rencontre sur les propos tenus par LeBron à son sujet, Luka Doncic n’a pas cherché à détourner l’attention. Au contraire, il a tenu à mettre en lumière l’impact de son illustre coéquipier, autant dans le jeu que dans l’attitude : « Il a été absolument incroyable. Il m’aide, il aide les autres, il est très efficace au tir. Mais au final, c’est LeBron. Il peut tout faire, et j’apprécie vraiment ce qu’il apporte ».
Une connexion qui s’affirme au fil des matches
Ce respect mutuel se ressent dans chaque séquence offensive. Les coupes dans le dos de la défense, les passes lobées près du cercle ou les lectures rapides sur pick-and-roll témoignent d’une communication de plus en plus fluide. Selon Doncic, cette progression est constante et visible : « Quand on est sur le terrain, on joue mieux ensemble match après match. Et ça ne peut que continuer à s’améliorer ».
Au-delà de la technique, c’est aussi la dimension humaine qui frappe. À 41 ans, LeBron James continue d’impressionner par son engagement et sa condition physique, un point qui n’a pas échappé à Doncic. Le Slovène s’est même permis une pointe d’humour pour décrire son admiration : « C’est juste fou. Honnêtement, à 41 ans, moi je boiterais sûrement déjà ».
Statistiquement, les deux stars ont livré une prestation complète. Doncic a frôlé le triple-double avec 30 points et 10 passes, tandis que James a noirci la feuille avec points, rebonds, passes, interceptions et contres. Mais l’essentiel est ailleurs : Los Angeles a montré une structure claire, avec un leader assumé et un vétéran prêt à sublimer ce cadre.
Cette victoire permet aux Lakers de consolider leur place dans le haut de la Conférence Ouest, tout en envoyant un message fort à la concurrence. La transition générationnelle, souvent brutale en NBA, semble ici se faire en douceur, portée par une intelligence collective rare.
