Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La victoire nette de San Antonio face aux Lakers, 107-91, aurait dû suffire à résumer la soirée au Frost Bank Center. Pourtant, au moment où les deux équipes rejoignaient les vestiaires, Jeremy Sochan et Jarred Vanderbilt se sont retrouvés face à face. Quelques mots échangés, une atmosphère électrique, et soudain une altercation qui a nécessité l’intervention de plusieurs joueurs pour éviter que la situation ne dégénère.
Sur le terrain, rien ne laissait présager un tel épilogue. Les Spurs avaient contrôlé la rencontre avec sérieux, imposant leur rythme et étouffant progressivement Los Angeles. Sochan, utilisé avec parcimonie, s’était concentré sur l’essentiel, tandis que le banc, emmené par un Keldon Johnson inspiré, faisait la différence. Mais certaines tensions accumulées pendant le match n’étaient manifestement pas totalement retombées.
Un incident vite maîtrisé dans une soirée maîtrisée
Après la rencontre, Jeremy Sochan a tenu à clarifier les faits, minimisant largement l’incident. Le Polonais a reconnu qu’un échange verbal avait eu lieu pendant la partie, sans pour autant y voir un réel problème :
: « J’ai dû lui dire quelque chose pendant le match, et ce n’était peut-être pas très gentil. Il l’a mal pris et m’a dit de le voir après la rencontre. Je l’ai fait, et on a simplement eu un échange poli. Moi, j’étais plutôt calme et joyeux, l’autre personne ne l’était pas vraiment. Il n’était pas émotionnellement stable à ce moment-là, c’est quelque chose sur lequel il doit travailler. C’est la vie. »
Du côté du banc de San Antonio, la satisfaction dominait malgré cet épisode. Keldon Johnson a porté l’attaque avec 27 points, donnant le ton d’une équipe sérieuse et disciplinée. Face à cela, Vanderbilt a vécu une soirée plus compliquée, limité à 4 points en 19 minutes, sans véritable impact sur le déroulement du match.
L’entraîneur Mitch Johnson n’a d’ailleurs pas manqué de saluer l’attitude de Sochan, préférant retenir son engagement plutôt que l’incident : « J’ai trouvé qu’il s’était battu comme un fou, qu’il avait fait un excellent travail offensivement, pris les tirs qui se présentaient à lui, avec du rythme, et qu’il les avait rentrés. »
Cet accrochage restera sans doute comme une anecdote dans une rencontre globalement maîtrisée par San Antonio. Mais il rappelle aussi que, même dans les victoires les plus nettes, les émotions restent à fleur de peau. Pour Jeremy Sochan, l’essentiel semble déjà ailleurs : continuer à s’imposer dans la rotation, sans se laisser détourner par le bruit autour.
