Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
À Atlanta, l’annonce du transfert de Trae Young n’a pas seulement marqué un tournant stratégique, elle a aussi provoqué une réaction sincère chez ceux qui partageaient le parquet avec lui. Dans le calme d’un succès face à La Nouvelle-Orléans, une forme de nostalgie s’est déjà installée.
Derrière les chiffres et les échanges, c’est une connexion de jeu qui disparaît. Pour certains coéquipiers, cette séparation arrive trop vite, presque brutalement. Kristaps Porzingis n’a d’ailleurs pas cherché à masquer ce sentiment, conscient de ce que l’équipe perd au-delà du simple talent individuel.
Arrivé à Atlanta en 2025, le Letton n’a finalement partagé qu’une courte période avec Trae Young. Pourtant, ce laps de temps a suffi pour mesurer l’impact du meneur sur l’attaque collective. La fluidité, les espaces créés et la facilité à trouver les joueurs dans leurs zones préférentielles faisaient partie du quotidien lorsque Young menait le jeu.
Un meneur qui simplifiait tout pour ses coéquipiers
Au lendemain du transfert vers Washington, Porzingis a tenu à saluer publiquement son ancien coéquipier. « Évidemment, c’est l’un des meilleurs passeurs avec lesquels j’ai joué. J’ai le sentiment que tout le monde profitait de sa présence sur le terrain », a-t-il expliqué, mettant en avant une qualité souvent sous-estimée chez les grands créateurs.
Pour un intérieur comme Porzingis, évoluer aux côtés d’un tel organisateur change profondément la lecture du jeu. Les ballons arrivent plus vite, dans de meilleures positions, et la défense adverse est constamment sous pression. Le Letton a reconnu que son confort offensif était directement lié à la capacité de Young à contrôler le tempo et à manipuler les défenses.
Il est même allé plus loin dans son analyse, avec une formule marquante. « Offensivement, c’est un magicien. Un joueur incroyable, vraiment. Et je suis triste de ne pas avoir eu plus de temps pour jouer avec lui », a-t-il confié, des mots lourds de sens quelques heures seulement après l’officialisation de l’échange.
Le départ de Trae Young ne se résume pas à une simple transaction impliquant C.J. McCollum et Corey Kispert. Il met fin à une ère à Atlanta, celle d’un meneur devenu le visage de la franchise pendant plusieurs saisons. Sa capacité à porter l’attaque et à assumer les responsabilités dans les moments chauds a profondément marqué l’identité de l’équipe. Pour Porzingis et le reste du vestiaire, l’avenir s’écrit désormais sans ce chef d’orchestre.
