Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Sans Trae Young, récemment transféré, la franchise devait montrer qu’elle pouvait avancer tout en gérant l’impact humain d’un tel départ. Sur le parquet, la réponse a été nette, collective et convaincante face à La Nouvelle-Orléans.
Zaccharie Risacher s’est retrouvé au centre de l’attention, autant pour sa performance que pour son lien assumé avec son ancien leader. Aligné dès l’entame, le Français a livré l’un de ses matchs les plus aboutis de la saison, contribuant dans tous les secteurs du jeu et incarnant une énergie nouvelle dans une équipe en quête de repères après ce bouleversement.
Privée de Trae Young, la formation d’Atlanta a rapidement pris le contrôle de la rencontre. L’avance construite dès le premier quart-temps n’a cessé de croître, portée par une circulation de balle fluide et une implication défensive constante. Sept joueurs ont terminé la rencontre à plus de dix points, symbole d’un collectif soudé malgré l’absence de sa star.
Risacher, entre émotion personnelle et responsabilités nouvelles
Après la rencontre, Zaccharie Risacher n’a pas caché l’impact personnel du transfert de Trae Young, évoquant d’abord leur relation avant même l’aspect sportif : « C’est quelqu’un que je considère comme un frère, depuis le premier jour il a toujours été là pour moi ». Le jeune ailier a ensuite insisté sur son état d’esprit face à cette séparation : « Je suis simplement reconnaissant d’avoir partagé ce chemin avec lui, et s’il est heureux, je serai heureux pour lui ».
Sur le terrain, Risacher a tenu à souligner son engagement des deux côtés du parquet, rappelant que sa priorité reste l’impact global : « J’ai pu aider mon équipe de différentes manières offensivement, mais aussi défensivement. Je prends beaucoup de fierté à jouer sur les deux tableaux et à pouvoir défendre sur plusieurs positions ». Une polyvalence précieuse dans un effectif en transition.
Le Français a également mis en avant sa rigueur quotidienne pour expliquer sa progression récente : « Je continue de travailler quoi qu’il arrive. Si je rate un tir, je reviens le lendemain avec la même exigence ». Il a insisté sur l’environnement dont il bénéficie à Atlanta : « Je suis dans une très bonne situation pour progresser, entouré de coéquipiers expérimentés qui peuvent vraiment m’aider à me développer ».
Risacher a enfin reconnu la difficulté mentale de jouer dans un tel contexte, en pleine saison : « C’est compliqué parce que tout arrive au milieu de l’année et que tu veux quand même performer. Il faut savoir déconnecter pour se concentrer sur ton travail, qui est de gagner des matchs et de devenir la meilleure version de nous-mêmes ». Avec cette victoire, Atlanta se relance au classement et semble déjà tourner la page, portée par un jeune joueur prêt à assumer davantage de responsabilités.
