Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La rencontre devait rester comme une simple étape de plus dans une saison compliquée pour Sacramento. Elle s’est finalement transformée en un moment très commenté, bien au-delà du parquet. Entre le résultat sportif et ce qui a suivi sur les réseaux sociaux, la soirée face aux Lakers a pris une tournure particulière.
Sur le terrain, la franchise californienne a signé une victoire solide face à Los Angeles, s’imposant 124–112 au Golden 1 Center. DeMar DeRozan a mené la charge avec une prestation clinique, parfaitement épaulé par Russell Westbrook et Malik Monk, décisif en sortie de banc. Collectivement, Sacramento a profité des largesses défensives adverses pour enchaîner les paniers et sécuriser un deuxième succès consécutif.
Côté Lakers, Luka Dončić a encore porté l’attaque à bout de bras avec une performance XXL, tandis que LeBron James a livré un match correct sans réellement renverser la dynamique. Cette défaite a toutefois coûté cher au classement, Los Angeles glissant à la cinquième place de la Conférence Ouest, pendant que Sacramento restait englué dans le bas du tableau.
Un clin d’œil chargé de symboles
Mais l’après-match a rapidement pris le dessus sur l’analyse sportive. Quelques minutes seulement après le coup de sifflet final, le compte officiel des Kings sur X a ironisé sur la soirée de LeBron James en publiant : « Mauvais jour pour un premier match avec un patch sur le maillot ». Une pique assumée, directement liée à un événement symbolique organisé avant la rencontre.
Cette référence n’était pas anodine. Sacramento avait été choisie comme première étape du tour honorant la 23e saison NBA de LeBron James, matérialisée par un patch spécial sur son maillot. Ce détail visuel rend hommage à son célèbre lancer de craie d’avant-match ainsi qu’aux trois franchises pour lesquelles il a évolué au cours de sa carrière.
Le choix de Sacramento s’explique par l’histoire. C’est dans cette salle, en octobre 2003, que LeBron James avait disputé le tout premier match NBA de sa carrière, sous le maillot de Cleveland. Ce soir-là, malgré la défaite, il avait immédiatement marqué les esprits par sa polyvalence et son audace face à une équipe des Kings alors très compétitive.
Plus de vingt ans plus tard, le contraste est saisissant. Si la moquerie des Kings relève avant tout du jeu médiatique, elle rappelle aussi la longévité exceptionnelle du joueur. Beaucoup d’anciens contemporains ont quitté la scène depuis longtemps, tandis que James continue d’évoluer à un niveau élite.
