Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les déclarations de Byron Scott sur l’avenir de LeBron James aux Lakers ont relancé un débat déjà sensible à Los Angeles. L’ancien arrière de l’époque Showtime a expliqué qu’il préférerait voir la star finir ailleurs si elle décide de jouer une saison supplémentaire. Une prise de position qui n’a pas tardé à faire réagir Shannon Sharpe.
LeBron arrive au terme de son contrat et les rumeurs se multiplient sur la suite de sa carrière. Certains évoquent une prolongation en Californie, d’autres un retour à Cleveland. Mais pour Scott, l’idée d’un départ ne serait pas un problème. Une opinion jugée excessive par Sharpe, qui estime que James a largement mérité sa place dans l’histoire récente de la franchise.
Sur son plateau, l’ancien joueur NFL s’est interrogé sur la logique de ces critiques publiques. « Je ne sais pas quand ça a commencé, mais comment des grandes figures d’une organisation se mettent soudainement à attaquer un joueur actuel ? LeBron n’a jamais vraiment été accepté, même s’il a revitalisé les Lakers », a-t-il lancé, surpris par la sortie de Scott.
Sharpe évoque l’évolution du jeu et des privilèges
Shannon Sharpe est allé plus loin en abordant la question des privilèges accordés aux stars modernes. Pour lui, il est inutile de reprocher à LeBron de bénéficier d’un traitement différent. « Ces joueurs d’aujourd’hui ont des privilèges que nous n’avions pas. Mais je ne leur en veux pas. Nous avons eu des choses dans les années 90 et 2000 que ceux des années 70 et 80 n’avaient pas. C’est ça, l’évolution. Le jeu grandit, il évolue, et les joueurs obtiennent plus. C’est normal », a-t-il expliqué.
Depuis son arrivée en 2018, LeBron a offert un titre aux Lakers et ramené la franchise au premier plan après plusieurs saisons difficiles. Il a aussi participé à la construction de l’effectif, notamment avec l’arrivée d’Anthony Davis, et plus récemment à la draft de son fils Bronny, un choix qui a suscité des débats mais qui s’inscrit dans une logique familiale assumée.
Son passage à Los Angeles n’a toutefois pas été linéaire, entre blessures, éliminations précoces et critiques constantes d’une partie des fans attachés à l’ère Kobe Bryant. À 40 ans, chaque décision est scrutée, et son influence dépasse largement le cadre du terrain, que ce soit sportivement ou économiquement.
La question reste désormais de savoir s’il poursuivra l’aventure en Californie ou s’il choisira un dernier défi ailleurs. Mais pour Sharpe, une chose est claire : demander à LeBron de quitter les Lakers comme s’il n’avait rien apporté à l’organisation relève d’un manque de reconnaissance évident.
