Par Rédaction | Sport
La situation s’est brutalement tendue en Californie, au point de devenir intenable pour toutes les parties concernées. Ce qui devait être une saison charnière s’est transformé en bras de fer silencieux. Désormais, l’avenir de Jonathan Kuminga semble clairement s’écrire loin de Golden State.
Devenu officiellement transférable ce 15 janvier, l’ailier de 23 ans a demandé à quitter la franchise, selon Shams Charania pour ESPN. Une décision lourde de sens, qui intervient après des mois de frustrations accumulées, entre promesses non tenues, déclassement sportif et malaise contractuel. Le timing n’a rien d’anodin, puisque la date limite des transferts est fixée au 5 février.
En début de saison, tout semblait pourtant indiquer une montée en puissance durable. Kuminga avait démarré les douze premiers matchs dans le cinq majeur, avec un statut que Steve Kerr disait alors « sécurisé ». Mais une période plus compliquée sur le terrain a entraîné une nouvelle rétrogradation dans la rotation, vécue comme un profond désaveu par le joueur. Depuis, il n’a plus foulé le parquet lors des treize dernières rencontres, symbole d’une rupture désormais assumée.
Une séparation devenue inévitable
L’atmosphère s’est progressivement détériorée au sein de l’organisation. Entre un joueur à 22,5 millions de dollars cloué sur le banc, un vestiaire bloqué dans une dynamique jugée « médiocre » et un staff technique à court de solutions, le constat est partagé en interne : un transfert apparaît comme la sortie la plus propre pour tout le monde. Steve Kerr lui-même a laissé transparaître une forme de résignation, confiant récemment, « je suis déçu pour lui que les choses n’aient pas continué comme lors des premières semaines ».
L’été dernier avait déjà fragilisé la relation entre Kuminga et sa franchise. Les négociations contractuelles avaient été tendues, débouchant sur un accord de deux ans pour 46,8 millions de dollars, avec une option d’équipe la deuxième saison. Un montage que le joueur aurait vécu comme une contrainte, mais qui permet aujourd’hui à Golden State de disposer d’un contrat facilement échangeable à l’approche de la deadline.
En coulisses, le front office, mené par Mike Dunleavy, a exploré le marché depuis plusieurs semaines. Les Kings et les Mavericks figurent parmi les franchises les plus attentives au dossier, mais la concurrence est réelle. La flexibilité du contrat de Kuminga, combinée à son profil athlétique et à son potentiel offensif, attire de nombreuses équipes en quête d’un pari à moyen terme.
La stratégie de Golden State reste toutefois prudente. La priorité est donnée à des contrats expirants, afin de préserver une marge de manœuvre future. L’idée de récupérer des engagements longs n’est envisagée qu’en cas de valeur jugée évidente. C’est notamment ce point qui bloque les discussions avec Sacramento, la franchise refusant d’absorber les trois années restantes du contrat de Malik Monk, malgré l’intérêt porté à d’autres profils plus abordables.
