Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Anthony Davis traverse une nouvelle période délicate, rythmée par les interrogations autour de son état physique. À Dallas, l’intérieur reste au centre de l’attention, autant pour son impact sur le terrain que pour sa capacité à rester durablement en bonne santé. Une situation qui alimente débats, analyses… et parfois des sorties très directes.
Ces derniers jours, une blessure à la main gauche est venue s’ajouter à une longue liste de pépins physiques. Les premières informations ont semé la confusion, allant jusqu’à évoquer une opération lourde et une fin de saison prématurée. Rapidement, le principal intéressé a tenu à réagir publiquement pour démentir certaines rumeurs.
L’historique médical de Davis est depuis longtemps un sujet récurrent dans la NBA. Saison après saison, son immense talent est régulièrement freiné par des blessures variées, parfois mineures, parfois plus sérieuses. Cette fragilité apparente contraste fortement avec son gabarit et son rôle dominant dans la raquette, ce qui alimente incompréhension et frustration chez les observateurs.
Un physique qui intrigue bien au-delà du terrain
C’est à ce moment-là que Kendrick Perkins a lâché une déclaration qui a rapidement fait le tour des réseaux. « Je pense sincèrement qu’un groupe de médecins et de scientifiques devrait étudier le corps de cet homme. Je suis sérieux, je ne plaisante même pas », a-t-il affirmé, soulignant à quel point le cas Anthony Davis lui semblait hors norme.
Pour appuyer son propos, Perkins est revenu sur plusieurs éléments qu’il juge troublants. « Anthony Davis a grandi d’environ vingt centimètres en un seul été au lycée », a-t-il rappelé, avant d’évoquer l’environnement familial du joueur. « Ses parents ne sont pas particulièrement grands, et sa sœur jumelle est de petite taille », a-t-il insisté, pointant une évolution physique qu’il estime atypique.
L’analyste a également évoqué la démarche du joueur, qu’il considère inhabituelle pour un athlète de ce niveau. « Regardez sa façon de marcher, ses hanches. Il y a quelque chose de différent. On ne se blesse pas autant par hasard », a-t-il poursuivi, suggérant que des particularités osseuses ou ligamentaires pourraient expliquer cette accumulation de blessures.
Ces propos, volontairement provocateurs, n’enlèvent rien au respect que Perkins dit avoir pour Davis. Loin de se moquer, il insiste sur la malchance et la complexité du cas, estimant que le joueur paie peut-être le prix d’une croissance fulgurante et d’un corps poussé à ses limites dès le plus jeune âge. Pendant ce temps, la situation sportive et contractuelle de Davis reste floue. Le fait qu’une opération ne soit finalement plus nécessaire a relancé l’intérêt de plusieurs franchises, alors que la date limite des échanges approche à grands pas.
